Liqueur · Alsace
Nusbaumer · Liqueur de Café au Kirsch
Nusbaumer Liqueur de Café au Kirsch
France
70 cl
Crème & cacao
moped_package Livré entre le et le
Café froid, kirsch alsacien et dosage léger en sucre : cette liqueur de la distillerie Nusbaumer joue la torréfaction sans jamais tomber dans la gourmandise facile.
Fondée en 1947 par Joseph Nusbaumer à Steige, au cœur du val de Villé dans les Vosges alsaciennes, la distillerie familiale travaille les eaux-de-vie de fruits et les liqueurs. Celle-ci associe des extraits de café arabica et moka, du kirsch, du sirop de sucre et de l'alcool. Ses liqueurs étant légèrement dosées en sucre, elles restent utilisables aussi bien en digestif qu'en kir, en cocktail ou sur un dessert.
Ce dosage retenu est la marque de fabrique de la distillerie et vaut pour toute sa gamme : les liqueurs y sont conçues comme des prolongements de l'eau-de-vie, pas comme des sirops alcoolisés. La différence se sent dès la première gorgée, et surtout en finale, là où les liqueurs de café industrielles laissent une impression collante. Ici, la bouche reste nette.
Le café n'arrive pas ici sous forme d'arôme mais d'extraits d'arabica et de moka, deux profils complémentaires : l'arabica pour la finesse et l'acidité, le moka pour la profondeur et le côté chocolaté. Cette double origine donne au nez sa netteté de café froid, sans la lourdeur caramélisée que produisent les liqueurs de café les plus sucrées du marché. On reconnaît la matière première dès le premier verre.
Le kirsch est une eau-de-vie de cerise distillée après fermentation du fruit, spécialité historique des vergers alsaciens et du savoir-faire de la maison. Son rôle ici est décisif : il apporte le noyau, la vivacité et une sécheresse fruitée qui vient contredire la douceur du café. C'est ce qui distingue la cuvée des liqueurs de café classiques, construites sur un alcool neutre sans identité propre.
Le degré s'établit à 30 %, un niveau élevé pour une liqueur de café, et ce n'est pas sans conséquence : l'alcool prend en charge une part de la structure, ce qui permet au sirop de sucre de rester en retrait. La teneur exacte n'est pas communiquée par la maison, mais l'équilibre en bouche ne laisse aucun doute sur le parti pris. C'est ce dosage retenu qui autorise les usages revendiqués par la distillerie (digestif, kir, cocktail ou dessert) là où une liqueur de café très sucrée ne tiendrait que sur le dessert.
La dégustation réserve une surprise : le café domine l'apparence et le nez, mais c'est le fruit qui prend la main en bouche. Cette inversion fait tout l'intérêt du flacon et mérite de le goûter frais, mais pas glacé.
Une température de cave, autour de dix à douze degrés, convient mieux qu'une sortie de congélateur : le froid extrême anesthésie la torréfaction et referme le kirsch. Servie dans un petit verre à digestif plutôt qu'à liqueur, elle laisse le café monter d'abord, puis le fruit prendre le relais, ce qui est précisément l'intérêt du flacon. Un ordre de lecture qu'il serait dommage de gâcher.
La robe est café, intense et profonde, presque opaque dans le verre. Elle vient des extraits eux-mêmes et non d'un vieillissement en fûts de chêne, qui donnerait des reflets ambrés plus chauds. Versée sur une boule de glace, elle dessine une trace sombre immédiatement reconnaissable ; dans un verre à digestif, elle annonce une intensité que la bouche vient ensuite nuancer.
Le nez est celui d'un café froid, franc et torréfié, sur lequel se posent les notes discrètes du kirsch. L'eau-de-vie de cerise ne s'annonce pas au premier plan : elle se devine, en filigrane, comme une fraîcheur derrière la torréfaction. Ce nez de café net, sans excès de vanille ni de caramel ajouté, situe d'emblée la liqueur du côté artisanal plutôt que du côté industriel.
En bouche, la liqueur est à la fois douce et vive : le kirsch prend le dessus et laisse le café en arrière-plan, exactement l'inverse de ce que le nez laissait attendre. La finale, de longueur moyenne, revient sur la torréfaction et la chaleur de l'eau-de-vie, plus sèche que sucrée. Torréfié, fruité, vif : ce profil explique qu'elle tienne aussi bien seule qu'en accompagnement d'un dessert.
Servir frais, nature en digestif, ou versé sur une glace : les usages sont simples et tous validés par la maison. C'est une liqueur de fin de repas avant tout, mais qui trouve aussi sa place en cuisine.
Le dosage léger en sucre est ici un vrai atout : en dessert, la liqueur parfume sans ajouter de lourdeur à une préparation déjà sucrée. Quelques centilitres suffisent dans la plupart des cas, la torréfaction étant portée par des extraits concentrés et non par un arôme dilué. Mieux vaut en mettre peu et goûter avant d'en ajouter. La règle vaut aussi pour le verre servi nature.
Le service le plus direct reste le petit verre servi frais, sans glaçons, en fin de repas. Le froid resserre le sucre et met en avant la vivacité du kirsch, tandis que la torréfaction revient en finale. C'est le prolongement naturel d'un café gourmand, et une alternative intéressante à l'eau-de-vie sèche pour ceux qui trouvent celle-ci trop austère après le dessert.
Quelques centilitres versés sur une boule de glace vanille ou café donnent un dessert improvisé en dix secondes. Le contraste entre le froid de la glace, l'amertume torréfiée et la pointe de cerise fonctionne immédiatement, et le dosage léger en sucre évite la surcharge. Un sorbet ou une crème glacée au chocolat noir produisent le même effet, avec un fond plus cacaoté.
En pâtisserie, elle remplace avantageusement le café d'imbibage d'un tiramisu : la liqueur apporte la torréfaction et la pointe de kirsch d'un seul geste, là où la recette classique demande deux ingrédients. Les biscuits s'imbibent sans se défaire et le dessert gagne en longueur. Le principe vaut pour toute préparation où le café sert de trempage, des entremets aux nappages.
Un mot sur la famille : les eaux-de-vie naissent de la fermentation puis de la distillation d'une matière première, tandis que les liqueurs ajoutent du sucre à une base aromatisée. Cette bouteille appartient à la seconde catégorie tout en contenant une eau-de-vie de fruit.
C'est une position peu courante : la plupart des liqueurs de café reposent sur un alcool neutre, choisi pour son absence de caractère. Bâtir la recette sur un kirsch revient à assumer un second goût, celui de la cerise et de son noyau, qui vient discuter avec le café au lieu de s'effacer derrière lui. C'est tout le pari du flacon, et il tient.
La maison est d'abord une distillerie d'eaux-de-vie de fruits : kirsch, poire williams, mirabelle, framboise, autant d'alcools blancs issus de la fermentation puis de la double distillation du fruit, sans sucre ajouté, titrant le plus souvent autour de 40 %. Les liqueurs constituent l'autre versant du métier, plus accessible : même exigence sur la matière première, mais un sucre qui arrondit et rend le fruit immédiatement lisible.
Un whisky de malt vient de l'orge, un rhum de la canne, un armagnac ou un marc du raisin passé à l'alambic. Leur complexité se construit dans le bois, où le vieillissement en fûts de chêne apporte vanille, caramel et notes boisées au fil des années de chai. Cette liqueur ne connaît pas cette étape : sa couleur et sa profondeur viennent du café, sa vivacité du fruit, et non d'une barrique.
Le gin aromatise l'alcool au genièvre et aux plantes, la vodka vise l'alcool neutre le plus pur, la grappa distille le marc de raisin. Du côté des liqueurs, les voisines immédiates sont la crème de cassis, la liqueur de framboise, le guignolet, mais aussi les liqueurs de plantes comme le génépi, la gentiane ou la chartreuse. Chacune trace sa route entre l'amertume et la gourmandise ; celle-ci se range clairement du côté du fruit et de la torréfaction.
L'ART DE LA MACÉRATION
Une liqueur ne se distille pas : elle s'infuse. Fruits, plantes, écorces ou fèves macèrent dans l'alcool, qui prend leur couleur et leur parfum, avant d'être adouci par le sucre. C'est cette étape de patience — quelques jours pour un fruit fragile, plusieurs mois pour une racine — qui sépare une liqueur d'une eau-de-vie.
Le sucre fait ensuite la catégorie, et la loi tranche : au moins 100 grammes par litre pour une liqueur, 250 pour une crème, et jusqu'à 400 pour une crème de cassis. Des crèmes de cassis de Bourgogne aux limoncellos de la côte amalfitaine, en passant par les grandes liqueurs de plantes d'abbaye, c'est toute une famille de goûts qui se déploie.
À LA DÉGUSTATION
LA MATIÈRE
Fruits mûrs, plantes de montagne, écorces d'agrumes ou fèves de cacao : la matière première d'une liqueur se lit dans son parfum.
LA BASE AROMATIQUE
Du fruit le plus direct à la douceur la plus gourmande : la matière macérée décide du profil de la liqueur, et de la façon de la boire.
Cassis, mûre, framboise, abricot : les crèmes et liqueurs de fruits, les plus sucrées.
Citron, orange, bergamote : limoncello, triple sec et rosolio, vifs et désaltérants.
Génépi, gentiane, verveine, menthe : les liqueurs d'abbaye et de montagne, amères et digestives.
Cacao, café, noix, whisky-crème : onctueuses, pour la fin de repas et le dessert.
LE SERVICE
Une liqueur se sert fraîche et en petite dose. Selon sa famille, elle termine le repas, s'allonge à l'apéritif ou vient arroser un dessert.
Astuce : la liqueur ne vieillit plus une fois en bouteille — conservez-la debout, bien fermée, à l'abri de la lumière ; elle se garde des années sans s'altérer.
EN MIXOLOGIE
Une liqueur apporte au cocktail ce qu'aucun autre ingrédient ne sait donner : de la couleur, du sucre et un parfum franc. Quelques centilitres suffisent à faire basculer un verre.

Quelques centilitres versés sur une boule de glace vanille ou café, en dessert improvisé.

En remplacement du café d'imbibage : la liqueur apporte la torréfaction et la pointe de kirsch d'un seul geste.

4 cl de vodka, 2 cl de liqueur de café au kirsch et un espresso serré, frappés au shaker.
Choisie et validée par le caviste Trinquay.
Fin de repas, café gourmand, dessert (glace vanille, tiramisu).
France
Se sert fraîche, en petite dose : nature, allongée ou en cocktail.

LA FICHE
Degré
30.0% vol.
Contenance
70 cl
Type
Liqueur
Base aromatique
Crème & cacao
Ingrédients
Service
Servir frais, nature en digestif, ou versé sur une glace.
Région
Alsace
Pays
France
Teneur en sucre
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