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Liqueur · Alsace

Nusbaumer · Liqueur de Fraise

Nusbaumer Liqueur de Fraise

Liqueur
25.0% vol.
70 cl

Découvrez la liqueur de fraise des bois de la distillerie alsacienne Nusbaumer : un fruit dense et confituré, relevé d'une eau-de-vie de fraise et volontairement peu chargé en sucre.

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France

experiment

70 cl

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Fruit

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Une liqueur alsacienne dont la densité vient du fruit bien plus que du sucre.

La Nusbaumer Liqueur de Fraise, une liqueur de fruit du val de Villé

Élaborée à Steige, dans le val de Villé, cette liqueur de fraise repose sur une base de fruit et non sur un arôme de synthèse : jus concentré de fraise des bois, eau-de-vie de fraise, sirop de sucre léger et alcool en composent tout l'assemblage. La bouteille de 70 cl titre 25 %, un degré d'alcool que la distillerie alsacienne applique à ses liqueurs, estimant qu'au-delà les arômes naturels du fruit s'effacent. L'équilibre recherché tient en peu de mots : beaucoup de jus, peu de sucre, une alcoolisation mesurée.

Le jus concentré de fraise des bois au cœur de la recette

La fraise des bois n'a ni le volume ni le rendement de la fraise de culture, mais elle concentre un parfum autrement plus net. Le jus concentré qui sert de base à cette liqueur en porte la marque : le nez reste franc, confituré, sans jamais glisser vers la note de bonbon que l'on trouve dans bien des préparations sucrées à la fraise. C'est ce fruité direct, proche d'une confiture peu cuite, qui donne son identité à la bouteille et la sépare d'un simple sirop alcoolisé de fruits rouges.

L'eau-de-vie de fraise qui donne du relief au jus

À côté du jus, l'assemblage compte une eau-de-vie de fraise, c'est-à-dire un distillat obtenu par fermentation du fruit puis passage à l'alambic. Son rôle n'est pas d'alourdir mais de creuser : elle apporte au jus concentré le relief et la longueur qu'un simple mélange d'alcool neutre et de sirop ne donnerait pas. On retrouve cette signature en bouche, où le fruit gagne en dimension au lieu de rester plat. C'est toute la différence entre une liqueur construite autour d'un distillat de fruit et une liqueur bâtie sur un arôme ajouté.

Un sirop de sucre léger et un degré d'alcool de 25 %

Le sirop de sucre entre en dose légère et la teneur exacte n'est pas communiquée par la distillerie. Ce que la dégustation confirme, en revanche, c'est une texture nappante mais peu chargée : le sucre lie l'ensemble sans le rendre pâteux et laisse le jus de fraise occuper le devant. Les 25 % apportent la chaleur mesurée qui porte les arômes sans les brûler, un registre nettement plus tempéré que celui des alcools forts. Servie fraîche, la liqueur y gagne encore en netteté et en fraîcheur aromatique.

La dégustation, de la robe grenat à la finale fruitée

Ouvrir cette bouteille, c'est retrouver la fraise à chaque étape, de l'œil à la finale, sans rupture de registre. Le profil tient en trois mots (fruité, dense, gourmand) et la dégustation les vérifie l'un après l'autre. Un petit verre à liqueur ou un verre à digestif suffit : inutile de passer en carafe une liqueur de fruit, dont l'aromatique est immédiate. Bien fraîche, sortie du réfrigérateur au moment du service, elle donne la lecture la plus juste de son fruit.

Une robe rouge dense, presque grenat

La robe est rouge dense, presque grenat, et laisse peu passer la lumière : le verre paraît chargé avant même la première gorgée. Cette densité visuelle annonce la concentration du jus, sans le voile trouble qu'une purée non filtrée laisserait. Sur fond clair, les reflets tirent vers le rouge sombre plutôt que vers le rose de confiserie, ce qui distingue au premier coup d'œil une liqueur de fruit d'un sirop coloré. L'aspect est celui d'un fruit mûr, pas celui d'une préparation aromatisée.

Un nez de fraise des bois mûre, franc et confituré

Le nez est celui d'une fraise des bois mûre, franc et confituré, et il s'exprime sans qu'on ait besoin d'agiter le verre. Aucune note de bonbon ne vient brouiller la lecture : l'arôme reste celui du fruit frais légèrement compoté, avec la pointe acidulée qui appartient à cette variété de baies. C'est un profil aromatique lisible, qui explique pourquoi la liqueur fonctionne aussi bien nature qu'allongée : le fruit tient sa place même dilué dans un vin blanc ou une eau gazeuse.

Une bouche nappante et une finale nette

L'attaque est ronde, la texture nappante, mais la liqueur reste peu chargée en sucre : le jus concentré occupe le palais sans le saturer. L'eau-de-vie de fraise intervient à ce moment précis, en donnant de la profondeur à un fruité qui paraîtrait sinon monolithique. La finale est fruitée et nette, portée par la chaleur mesurée des 25 %, et s'efface sans laisser de traînée sucrée. Cette netteté finale est ce qui rend le verre facile à enchaîner sur un dessert ou une salade de fruits.

Cette liqueur de fraise parmi les spiritueux, les eaux-de-vie et les liqueurs

Pour situer une liqueur de fruit, le plus simple est de la replacer dans la famille des spiritueux, où chaque catégorie répond à une définition précise. Une liqueur se caractérise par l'ajout de sucre à une base alcoolique aromatisée ; une eau-de-vie, elle, ne doit son goût qu'à la distillation. Entre les deux s'étend tout un paysage : alcools blancs, alcools vieillis en fût, crèmes de fruits, élixirs de plantes. Cette mise en perspective éclaire ce que l'on tient dans le verre, et ce que l'on n'y tient pas.

Ce qui distingue une liqueur d'une eau-de-vie de fruit

Le kirsch, la mirabelle, la poire williams ou la framboise en eau-de-vie naissent de la fermentation d'un fruit puis d'une distillation à l'alambic, sans sucre ajouté : ils titrent haut et se dégustent secs. Une liqueur de fraise, elle, associe le fruit, l'alcool et un sirop de sucre, ce qui abaisse le degré d'alcool et arrondit la matière. Les deux familles partagent le vocabulaire des vergers, de la cueillette et de la distillerie, mais ne se servent ni à la même température ni dans les mêmes verres.

Les alcools blancs et les spiritueux élevés en fût

À côté des liqueurs, les spiritueux blancs (vodka, gin marqué par le genièvre, rhum blanc, tequila, cachaça) jouent sur la pureté du distillat ou sur les plantes aromatiques plutôt que sur le fruit sucré. Les alcools de garde, whisky de malt ou de seigle, bourbon, cognac, armagnac, marc et grappa, tirent leur complexité d'un vieillissement en fûts de chêne qui apporte vanille, caramel et épices. Rien de tel ici : cette liqueur ne connaît ni barrique ni maturation longue et joue tout sur la fraîcheur du fruit.

Les crèmes de fruits et les liqueurs de plantes

Dans la famille des liqueurs elle-même, les repères ne manquent pas : les crèmes de fruits, comme la crème de cassis ou la crème de framboise, sont bien plus dosées en sucre ; les triple sec et curaçao jouent sur le zeste d'oranges ; le limoncello sur l'infusion d'agrumes ; le génépi, la chartreuse ou la gentiane sur les plantes de montagne. Les ratafias et le pineau des charentes, eux, relèvent des vins de liqueur, élaborés à partir de moût de raisin. Une liqueur de fraise à 25 % occupe dans cet ensemble une place fruitée et peu sucrée.

Le service au frais, du kir alsacien aux desserts aux fruits rouges

Le service tient à une seule consigne : bien frais. Nature, dans un petit verre, la liqueur se suffit à elle-même en fin de repas ; allongée, elle devient une base d'apéritif souple et immédiatement identifiable. Les occasions ne manquent pas (kir à l'apéritif, dessert aux fruits rouges, verre de fin de repas) et la bouteille se conserve debout, à l'abri de la lumière, sans crainte pour ses arômes. Deux à quatre centilitres suffisent dans la plupart des préparations.

Le kir à la fraise des bois au vin blanc sec

Une dose au fond du verre, complétée de vin blanc sec bien frais : c'est la variante alsacienne du kir classique, où la fraise des bois prend la place du cassis. Le résultat est moins sucré qu'un kir traditionnel, plus direct sur le fruit, et supporte très bien un blanc vif. Avec un crémant à la place du vin tranquille, la même dose donne un kir royal ; les glaçons deviennent inutiles si les deux composants sortent du réfrigérateur.

Le spritz fraise pour l'apéritif d'été

Sur glace, une dose allongée de vin effervescent et d'un trait d'eau gazeuse compose un spritz fraise taillé pour l'apéritif d'été. Le format long drink dilue l'alcool sans effacer le fruit, grâce à la concentration du jus de départ. Un zeste d'agrume ou une fraise fraîche suffisent à habiller le verre ; on évitera en revanche d'ajouter des sirops, qui viendraient doubler sans raison le sucre déjà présent dans la liqueur.

Sur un dessert aux fruits rouges, en fin de repas

En fin de repas, quelques centilitres versés sur un dessert aux fruits rouges (sorbet, salade de fruits, tarte, verrine) prolongent le fruit sans ajouter de lourdeur, la finale nette de la liqueur jouant le rôle d'un coulis alcoolisé. Elle se tient aussi très bien seule, servie fraîche dans un verre à digestif, après un repas d'été.

L'ART DE LA MACÉRATION

La liqueur, le fruit d'une patience

Une liqueur ne se distille pas : elle s'infuse. Fruits, plantes, écorces ou fèves macèrent dans l'alcool, qui prend leur couleur et leur parfum, avant d'être adouci par le sucre. C'est cette étape de patience — quelques jours pour un fruit fragile, plusieurs mois pour une racine — qui sépare une liqueur d'une eau-de-vie.

Le sucre fait ensuite la catégorie, et la loi tranche : au moins 100 grammes par litre pour une liqueur, 250 pour une crème, et jusqu'à 400 pour une crème de cassis. Des crèmes de cassis de Bourgogne aux limoncellos de la côte amalfitaine, en passant par les grandes liqueurs de plantes d'abbaye, c'est toute une famille de goûts qui se déploie.

À LA DÉGUSTATION

Œil, nez, bouche et finale

L'œil

Robe rouge dense, presque grenat, qui laisse peu passer la lumière.

Le nez

Nez de fraise des bois mûre, franc et confituré, sans note de bonbon.

La bouche

Attaque ronde, à la texture nappante mais peu chargée en sucre ; l'eau-de-vie de fraise donne du relief au jus concentré.

La finale

Finale fruitée et nette, portée par la chaleur mesurée des 25 %.

LA MATIÈRE

Ce qui macère dans la bouteille

Fruits mûrs, plantes de montagne, écorces d'agrumes ou fèves de cacao : la matière première d'une liqueur se lit dans son parfum.

Jus concentré de fraise des boisEau-de-vie de fraiseSirop de sucre légerAlcool

LA BASE AROMATIQUE

Quatre familles de goût

Du fruit le plus direct à la douceur la plus gourmande : la matière macérée décide du profil de la liqueur, et de la façon de la boire.

CETTE LIQUEUR

Fruit

Cassis, mûre, framboise, abricot : les crèmes et liqueurs de fruits, les plus sucrées.

Agrume

Citron, orange, bergamote : limoncello, triple sec et rosolio, vifs et désaltérants.

Plante & herbe

Génépi, gentiane, verveine, menthe : les liqueurs d'abbaye et de montagne, amères et digestives.

Crème & cacao

Cacao, café, noix, whisky-crème : onctueuses, pour la fin de repas et le dessert.

Le sucre fait la catégorie : au moins 100 g par litre pour une liqueur, 250 g pour une crème, 400 g pour une crème de cassis.

LE SERVICE

Glacée, allongée ou en cocktail

Une liqueur se sert fraîche et en petite dose. Selon sa famille, elle termine le repas, s'allonge à l'apéritif ou vient arroser un dessert.

Astuce : la liqueur ne vieillit plus une fois en bouteille — conservez-la debout, bien fermée, à l'abri de la lumière ; elle se garde des années sans s'altérer.

EN MIXOLOGIE

La liqueur en cocktails

Une liqueur apporte au cocktail ce qu'aucun autre ingrédient ne sait donner : de la couleur, du sucre et un parfum franc. Quelques centilitres suffisent à faire basculer un verre.

Kir à la fraise des bois

Kir à la fraise des bois

Une dose au fond du verre, complétée de vin blanc sec bien frais. Une variante alsacienne du kir classique.

Spritz fraise

Spritz fraise

Une dose sur glace, allongée de vin effervescent et d'un trait d'eau gazeuse, pour l'apéritif d'été.

Sur des fraises fraîches

Sur des fraises fraîches

Un trait sur un saladier de fraises coupées, une heure avant de servir.

Sélection goûtée

Choisie et validée par le caviste Trinquay.

Style & usage

Apéritif en kir, fin de repas, dessert aux fruits rouges.

Origine

France

Le geste

Se sert fraîche, en petite dose : nature, allongée ou en cocktail.

LA MAISON

Nusbaumer

Fondée en 1947 par Joseph Nusbaumer à Steige, dans le val de Villé, la distillerie familiale alsacienne travaille les fruits de la vallée. Ses liqueurs titrent 25 degrés, la maison estimant qu'au-delà les arômes naturels du fruit disparaissent, et restent légèrement dosées en sucre.

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Nusbaumer

LA FICHE

Caractéristiques

Degré

25.0% vol.

Contenance

70 cl

Type

Liqueur

Base aromatique

Fruit

Ingrédients

Service

Servir frais, nature, en kir ou sur un dessert.

Région

Alsace

Pays

France

Teneur en sucre