Découvrez l'Italicus Rosolio di Bergamotto, liqueur italienne de bergamote de Calabre et de fleurs : cristalline, citronnée et délicatement amère, avec ce pa...
DISTILLERIE
Une recette de rosolio retrouvée dans un vieux manuel de liquoriste, la bergamote de Calabre et un barman entêté : Italicus a ramené l'apéritif italien d'avant le vermouth.
Une liqueur peut faire revivre une catégorie oubliée. C'est exactement ce qu'a fait Italicus avec le rosolio, l'apéritif italien d'avant le vermouth, remis au goût du jour autour d'un agrume : la bergamote.
Italicus est né de la tête d'un homme du métier : Giuseppe Gallo, barman italien devenu ambassadeur de spiritueux, qui a travaillé sa recette pendant plus de quinze mois avant de la présenter. La liqueur a été lancée le 1er septembre 2016 au Savoy Hotel de Londres, une adresse qui compte dans l'histoire des cocktails et des bars.
Le point de départ n'est pas une invention pure. Giuseppe Gallo s'est appuyé sur des recettes de famille et sur une formule de rosolio turinois repérée dans un ancien manuel de liquoriste, le Liquorista Pratico. Italicus est donc une relecture documentée, pas une création sortie de nulle part.
Le rosolio désigne une famille de liqueurs italiennes anciennes dont la trace remonte au XVe siècle. Son nom évoque la rosée du soleil, et la boisson fut longtemps servie à la cour de Savoie avant de se répandre dans tout le pays, chaque région développant sa propre version.
Puis la mode a tourné : le vermouth s'est imposé comme l'apéritif italien par excellence, et le rosolio est tombé dans l'oubli, réduit à une curiosité de vieux livres de recettes. En reprenant ce nom et cette logique de liqueur peu alcoolisée à boire avant le repas, Italicus a rouvert un chapitre que plus personne n'écrivait.
La production est confiée à Torino Distillati, une distillerie familiale installée à Moncalieri, aux portes de Turin, en activité depuis 1906. Le Piémont n'est pas un choix anodin : c'est l'un des berceaux historiques de l'apéritif italien, région de vermouths, d'amers et de liqueurs de plantes.
Le savoir-faire local porte sur l'assemblage et l'infusion plus que sur la distillation spectaculaire. C'est précisément ce que demande un rosolio, où tout se joue dans le dosage entre agrumes, fleurs, plantes et sucre.
Découvrez l'Italicus Rosolio di Bergamotto, liqueur italienne de bergamote de Calabre et de fleurs : cristalline, citronnée et délicatement amère, avec ce pa...
Deux agrumes forment la colonne vertébrale de la recette : la bergamote de Calabre et le cédrat de Sicile. Tous deux passent par la sfumatura, technique traditionnelle d'extraction manuelle des huiles essentielles du zeste, menée à froid, sans chauffe ni solvant.
Cette méthode préserve la finesse des parfums d'agrumes, là où une extraction plus brutale donnerait des notes cuites. La bergamote, agrume amer et très parfumé que l'on connaît surtout par le thé Earl Grey, apporte ici son côté floral et sa légère amertume.
Aux agrumes s'ajoute une palette végétale : camomille romaine du Latium, lavande, roses jaunes, mélisse et gentiane venues du nord de l'Italie. Ces plantes sont mises à macérer ensemble pendant plusieurs jours avant d'être intégrées à l'assemblage.
La gentiane apporte une amertume de racine, la camomille et la mélisse une douceur herbacée, la lavande et la rose la dimension florale. C'est cet équilibre végétal qui distingue Italicus d'une simple liqueur d'agrumes.
Le tout est assemblé avec un alcool neutre italien et du sucre, pour un embouteillage à 20 % vol. C'est peu pour un spiritueux, beaucoup pour un apéritif : la liqueur reste facile à boire tout en gardant assez de matière pour tenir dans un cocktail sans disparaître.
Le résultat, distingué à plusieurs reprises par la profession, notamment comme meilleure nouveauté aux Spirited Awards de Tales of the Cocktail en 2017, s'est installé durablement dans les classements de marques les plus utilisées par les bars.
Dans la famille des liqueurs d'agrumes, chacun a sa méthode. Le triple sec et le curaçao partent d'écorces d'orange amère et affichent souvent un degré plus élevé ; un grand marnier associe l'orange à une base vieillie ; un limoncello mise sur la seule macération de zestes de citron dans l'alcool.
Italicus prend un chemin de traverse en croisant agrumes et plantes, ce qui le rend moins sucré en apparence et plus complexe au nez. Là où un triple sec sert surtout de modificateur dans un cocktail, ce rosolio peut se boire seul, sur glace, ce que peu de liqueurs d'agrumes assument.
Les grands spiritueux se répartissent selon leur mode de fabrication. Un whisky, qu'il s'agisse d'un single malt écossais ou d'un whiskey irlandais, naît d'un moût de céréales maltées fermenté puis distillé, avant de passer des années en fûts de chêne. Un rhum ou une cachaça viennent de la canne, une tequila de l'agave, un armagnac de la vigne, tous transformés à l'alambic.
Le vieillissement en bois y apporte couleur, vanille et tanins fondus, éléments totalement absents ici. Italicus ne vieillit pas et ne cherche pas à le faire : son intérêt tient à l'éclat de la bergamote fraîche, que le chêne effacerait. Une vodka, alcool neutre par vocation, illustre encore un autre extrême, celui de la pureté sans aromatique ajoutée.
L'Italie a bâti sa culture de l'apéritif sur une constellation de produits : vermouths blancs et rouges élaborés à base de vin, amers à la gentiane, liqueurs de plantes dans la lignée de la chartreuse ou de la bénédictine, anisés comme le pastis ou l'absinthe côté français. Tous jouent sur l'amertume, les racines et les herbes.
Italicus s'installe entre ces mondes, plus doux qu'un amer, plus aromatique qu'un vermouth blanc, plus floral qu'une eau-de-vie de fruit comme un kirsch ou une poire. C'est cette position intermédiaire qui explique son adoption rapide par les barmen en quête d'un ingrédient à la fois citronné, floral et peu alcoolisé.
Le premier nez est franchement citronné, marqué par la bergamote et son zeste, avec des nuances de pamplemousse et de cédrat. Derrière les agrumes viennent les notes florales de rose et de lavande, puis une trame herbacée de camomille et de mélisse.
En bouche, la liqueur est ronde, sucrée sans excès, avec une texture souple. L'amertume de la bergamote et de la gentiane arrive en deuxième temps et empêche l'ensemble de tourner au sirop, ce qui donne une finale nette et rafraîchissante sur les papilles.
La persistance joue sur le zeste et les fleurs, avec ce parfum d'Earl Grey que beaucoup reconnaissent immédiatement. C'est une liqueur qui se laisse boire lentement, un apéritif que l'on savoure plutôt qu'un digestif qui referme un repas.
Servi seul, Italicus se boit bien frais, dans un petit verre ou sur quelques glaçons, avec un zeste de citron pressé au-dessus du verre pour relancer les huiles essentielles. C'est la façon la plus simple d'apprécier le travail d'assemblage, avant de le mettre en cocktail.
Le cocktail emblématique de la marque tient en trois éléments : une part de liqueur, deux à trois parts de vin effervescent bien frais, généralement un prosecco, et trois olives vertes en garniture, clin d'œil à l'apéritif italien. Le verre est rempli de glace, et l'on remue à peine pour préserver les bulles.
Un crémant brut ou un mousseux sec peuvent remplacer le prosecco, à condition de rester peu dosés : la liqueur apporte déjà son sucre. Certains bars remplacent l'olive par une rondelle de citron ou un ruban de zeste, plus classique et tout aussi juste.
En mixologie, Italicus fonctionne comme un modificateur aromatique. Associé au gin, il donne un martini floral d'une grande fraîcheur ; combiné à un vermouth blanc, il allège les cocktails d'apéritif classiques ; avec de la vodka et un trait de jus de citron, il donne un sour agrume élégant préparé au shaker.
Il supporte aussi le tonic, l'eau pétillante ou une limonade artisanale pour un long drink de terrasse. Les bars le glissent volontiers dans des recettes de cocktails inspirées du spritz, du fizz ou du punch, partout où un accent d'agrume et de fleur manque à l'appel.
Rien n'oblige à monter en degré : allongé d'eau gazeuse, de tonic ou d'un jus de raisin blanc pétillant, le rosolio donne des boissons très peu alcoolisées, à servir en grand verre avec beaucoup de glace et de la menthe fraîche. La modération y gagne, le plaisir aussi.
À table, cette liqueur accompagne les desserts aux agrumes, une crème au citron, une salade d'oranges ou un sorbet, et se verse volontiers en filet sur une glace à la vanille. Elle fonctionne également en fin de repas sur des fruits frais, où sa fraîcheur florale évite l'effet trop sucré.
Trinquay propose l'Italicus Rosolio di Bergamotto à 20 % vol, dans sa bouteille bleue reconnaissable entre toutes. C'est une liqueur que nous conseillons autant aux amateurs de cocktails qu'à ceux qui cherchent un apéritif italien différent des amers et des vermouths déjà installés dans leur cave.
Elle voisine chez nous avec les autres grandes liqueurs italiennes et françaises, des crèmes de fruits aux liqueurs de plantes, et constitue souvent la bouteille qui fait basculer un bar de maison vers quelque chose de plus personnel. Un seul flacon suffit à changer un spritz de routine en cocktail signature.
Le flacon est signé par une agence de design britannique et joue à fond la carte italienne : verre bleu inspiré des eaux de la grotte bleue de Capri, capsule en noir et blanc empruntée à l'architecture gothique italienne, bouchon orné d'un Bacchus de style renaissance cueillant de la bergamote.
Ce soin apporté au contenant explique une part du succès de la marque en bar comme en cadeau. La bouteille se remarque sur une étagère, ce qui ne gâche rien quand la liqueur qu'elle contient tient ses promesses.
Une fois ouverte, la bouteille se conserve plusieurs mois au frais, à l'abri de la lumière, pour préserver les arômes d'agrumes qui sont sa signature. À 20 % vol, elle n'a pas la longévité d'un alcool fort : mieux vaut la consommer dans l'année, en la sortant régulièrement pour un spritz ou un cocktail du soir.
QUESTIONS FRÉQUENTES
Par l'embouteillage de base, celui que la distillerie produit toute l'année. Il dit son style sans la rareté d'une série limitée, et si elle plaît, les versions au-dessus tiennent la même ligne. Le repère « à partir de » en tête de gamme donne la moins chère du moment.
Un spiritueux ne vieillit plus une fois en bouteille, mais il s'oxyde une fois ouvert. Debout, bouchon serré, à l'abri de la lumière : comptez quelques mois sans changement net, puis une perte d'arômes d'autant plus rapide que la bouteille se vide.
Oui, le calage anti-casse tient six bouteilles par colis, panachées ou non, vins et spiritueux mélangés. La livraison est offerte dès 100 € en point relais, hors Corse.