Whisky · Islay
Caol Ila · Islay · 10 ans · Batch 2 · Adelphi · 46 %
Caol Ila Islay 10 ans Batch 2 Adelphi
Écosse
70 cl
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Ce Caol Ila de dix ans est un single malt tourbé d'Islay, distillé chez Caol Ila et mis en bouteille à 46 % par l'embouteilleur indépendant Adelphi, dans un deuxième lot baptisé Batch 2.
Caol Ila Islay 10 ans Batch 2 Adelphi
Islay sur l'étiquette, Caol Ila dans l'alambic
L'étiquette met en avant Islay, l'île de l'ouest écossais, et précise Distilled at Caol Ila. Islay est l'une des deux localités protégées par les Scotch Whisky Regulations de 2009, avec Campbeltown : le nom ne peut figurer sur une bouteille que si le whisky y a été distillé. La mention de la distillerie complète l'information. Caol Ila est installée sur la côte nord-est de l'île, face au détroit qui la sépare de Jura. Ce whisky appartient à la catégorie Single Malt Scotch Whisky : une seule distillerie, une seule céréale, l'orge maltée.
Batch 2, le deuxième lot de ce dix ans tourbé
Cette bouteille correspond au Batch 2 de ce dix ans d'Islay signé Adelphi. Le lot précédent, mis en bouteille sous le même nom, n'est pas le même whisky : chaque lot réunit une sélection de fûts différente, et les notes de dégustation changent avec elle. Le numéro de lot est donc la donnée qui distingue cette mise de la précédente. L'âge de dix ans, lui, garde la même valeur d'un lot à l'autre : selon la règle écossaise, il est celui du whisky le plus jeune de l'assemblage, jamais une moyenne, et chaque fût a passé au moins dix ans dans le chêne.
Aucun tirage chiffré, aucun fût numéroté, aucune année de distillation sur l'étiquette
Beaucoup de bouteilles d'embouteilleur indépendant affichent un numéro de fût, une année de distillation et un nombre de bouteilles. Celle-ci n'en porte aucun, et c'est cohérent avec ce qu'elle est : un assemblage de plusieurs fûts de Caol Ila, réunis par Adelphi pour composer un lot, et non un fût unique. L'embouteilleur choisit les fûts et décide du degré de mise, la distillerie a produit le distillat. Pour l'amateur, la lecture est simple : l'information utile tient ici dans quatre éléments, la distillerie, l'âge, le numéro de lot et le degré de 46 %.
Du feu de tourbe à l'alambic, comment ce Caol Ila prend sa fumée
De la fumée sur le grain à la fumée dans le verre du Batch 2
Sur Islay, la tourbe est un combustible ancien : une terre végétale gorgée d'eau, découpée puis séchée, qui brûle lentement en dégageant une fumée épaisse. Lorsqu'elle alimente le feu sous l'orge germée, cette fumée imprègne le grain. Caol Ila reçoit ainsi un malt tourbé des malteries de Port Ellen, au sud de l'île, et c'est lui qui donne au Batch 2 la fumée perçue au nez comme en bouche. La céréale, une fois sèche, est réduite en farine grossière puis mêlée à de l'eau chaude ; le liquide sucré qui en sort fermente en cuve avant de rejoindre les alambics de la distillerie.
La distillation discontinue en pot still, exigée du single malt
Le Batch 2 a été distillé dans les pot stills de Caol Ila, ces alambics à repasse que l'on charge et vide à chaque cycle, seule méthode admise pour un single malt écossais. Le whisky de grain des blends sort, lui, le plus souvent de colonnes qui tournent en continu. Le distillateur ne garde que le cœur de chaque passe ; ses choix décident de la part de fumée et de fruit qui entrera dans le fût. Ce spiritueux neuf part ensuite vieillir en fût de chêne, en Écosse, pour au moins trois ans selon la loi, et ici pour au moins dix.
Ce que le Caol Ila Batch 2 donne au nez, en bouche et en finale
Un nez de fumée, d'air marin et de citron
Le nez est fumé et marin. La fumée de tourbe arrive en premier, accompagnée d'un air marin qui évoque le littoral de l'île. Le citron et le zeste d'agrumes apportent ensuite une fraîcheur nette, avant qu'une touche de vanille et de malt n'arrondisse l'ensemble. Ce nez associe donc trois registres : la tourbe, la mer et l'agrume, avec une douceur discrète en arrière-plan. Laisser le verre reposer un moment permet de séparer la fumée, qui domine à l'ouverture, des notes plus fines de citron et de vanille qui viennent ensuite.
La tourbe cendrée et le sel en bouche, sur une pointe d'agrumes
En bouche, le whisky se montre cendré et salin. La tourbe revient, accompagnée de notes minérales, puis les agrumes et le malt prennent le relais. Une douceur vanillée équilibre la fumée, et une légère touche poivrée relève l'ensemble. La bouche suit le même fil que le nez : la fumée et le sel d'abord, puis le fruit et la céréale, dans un équilibre où la tourbe ne recouvre jamais complètement l'agrume.
Une finale de citron et de cendre où la douceur maltée s'attarde
La finale est fraîche, fumée et maritime. On y retrouve la cendre, le citron et le sel, puis une douceur maltée persistante qui reste en bouche après la dernière gorgée. Cette fin de dégustation résume le whisky : un fumé net, une fraîcheur d'agrume et une touche saline, portés par la céréale. Pour un amateur de whiskies tourbés, c'est souvent cette persistance qui permet de comparer deux malts d'Islay, bien plus que l'intensité de la fumée à l'ouverture.
Le Caol Ila Islay Batch 2 parmi les spiritueux
Ce Caol Ila d'Islay lu à côté d'un blend tourbé
Une grande part de la production de Caol Ila part dans des assemblages, notamment ceux de Johnnie Walker : beaucoup d'amateurs ont croisé sa fumée sans le savoir. Dans un blend tourbé, ce malt d'Islay n'est qu'une voix parmi d'autres, mêlée à des whiskies de grain et à des malts venus d'autres régions. Ici, il s'exprime seul, sur toute la longueur de la dégustation. Les deux démarches ne se hiérarchisent pas : le blend cherche un équilibre entre plusieurs sources, le single malt donne à entendre une distillerie et son île.
Mezcal, la fumée du four à agave, face à la fumée de tourbe
Le mezcal mexicain est l'autre grand spiritueux fumé. Sa fumée ne vient pas d'une céréale séchée au feu de tourbe, mais de la cuisson des cœurs d'agave dans des fours creusés dans le sol, chauffés au bois et aux pierres. Le résultat se rapproche, au nez, d'une fumée de feu de camp, quand la tourbe d'Islay évoque plutôt la cendre, l'iode et le littoral. Comparer les deux aide à comprendre que la fumée n'est pas un arôme unique : elle dépend de ce que l'on brûle et du moment où elle entre dans la fabrication, matière première ou cuisson.
Ouvrir ce Caol Ila de dix ans à 46 %, nature d'abord
Le verre tulipe pour sentir la tourbe avant la première gorgée
Approcher ce Caol Ila par le nez avant la bouche est la démarche la plus simple : le col étroit de la tulipe rassemble la tourbe et l'air marin, et la température de la pièce laisse le whisky se livrer. Pas de glaçon, qui figerait ces arômes. Une fois la première gorgée prise telle quelle, une ou deux gouttes d'eau, ajoutées une à une, permettent de voir le profil évoluer ; il suffit de goûter entre chaque goutte pour s'arrêter au bon point, celui où fumée et citron trouvent leur équilibre.
Découvrir Islay par ce Caol Ila de dix ans, ou l'offrir
Ce Batch 2 se prête à une dégustation attentive, seul ou aux côtés d'autres malts d'Islay, pour comparer leurs façons de porter la tourbe. Il convient aussi à la découverte : celle d'une distillerie souvent connue à travers les blends, ici proposée en single malt par un embouteilleur indépendant. En cadeau, il parle aux amateurs de whiskies fumés et marins. L'histoire de la distillerie, fondée en 1846 au nord-est de l'île, se lit sur la page consacrée à la maison Caol Ila.
L'ART DE LA TOURBE
Le whisky, une fumée et du temps
Tout part de l'orge. Maltée, elle germe, puis on arrête sa germination en la séchant, et c'est là que se joue l'essentiel : si le feu qui la sèche brûle de la tourbe, la fumée imprègne le grain et ne le quittera plus. Le reste est affaire de patience, en fût, pendant des années.
Un whisky se lit donc sur deux axes. Le premier est la fumée, du malt le plus doux au plus goudronné. Le second est le bois : le bourbon donne la vanille, le sherry les fruits secs, le porto le fruit rouge. Entre les deux se glisse le temps, qui arrondit tout.
À LA DÉGUSTATION
Œil, nez, bouche et finale
L'œil
Le nez
La bouche
La finale
LA SIGNATURE
Le degré de tourbe
C'est le premier critère de choix d'un whisky, et celui qui fait peur à tort. Le curseur situe cette bouteille sur l'échelle, du malt le plus doux au plus fumé.
Non tourbé
Speyside, Lowlands : le malt, le fruit et le bois mènent seuls.
Léger
Une fumée en arrière-plan, qui signe sans dominer.
Marqué
La tourbe passe devant, le fruit reste perceptible derrière.
Très tourbé
Goudron, iode et cendre. Islay dans ce qu'elle a de plus franc.
LA MATIÈRE
Le fût
Après la tourbe, c'est le bois qui décide. Chaque fût laisse sa trace. Et quand la bouteille vient d'une barrique unique, ce fût a un numéro.
LE SERVICE
Sec, puis une goutte d'eau
Un whisky ne demande rien de plus qu'un verre propre et un peu de patience. Le reste est affaire de réglage : quelques gouttes d'eau suffisent à ouvrir un nez fermé, et à baisser un degré qui brûle.
Sec
Dans un verre tulipe, à température ambiante. La première gorgée se prend telle quelle, avant de toucher à quoi que ce soit.
Une goutte d'eau
Quelques gouttes suffisent à ouvrir le nez : elles libèrent les arômes que l'alcool tenait serrés.
Astuce : sur un whisky tourbé, laissez le verre respirer cinq minutes avant de le sentir. La fumée s'assied et laisse passer ce qu'il y a derrière. Conservez la bouteille debout, à l'abri de la lumière.
LA DISTILLERIE
Caol Ila
Sélection goûtée
Choisie et validée par le caviste Trinquay.
Style & usage
Dégustation, Découverte, Cadeau
Origine
Islay
Embouteillage
Adelphi
LA FICHE
Caractéristiques
Degré
46.0% vol.
Contenance
70 cl
Type
Single Malt Scotch Whisky
Âge
10 ans
Tourbe
35
Embouteilleur
Adelphi
Région
Islay
Pays
Écosse
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