Découvrez le Blue Night, gin aromatisé de la distillerie Louis Roque (France), tout en rondeur florale, signé par la lavande et le safran du Quercy.
DISTILLERIE
Cap sur Souillac et la distillerie Louis Roque, maison du Lot fondée en 1905 et célèbre pour sa Vieille Prune. Ses gins Blue Night, au safran du Quercy, et Ttotta Ona, au piment d'Espelette, racontent un savoir-faire d'eaux-de-vie devenu art du genièvre. Histoire, distillation et dégustation.
La distillerie Louis Roque distille à Souillac, au cœur du Lot, depuis 1905. Célèbre pour sa Vieille Prune, cette maison de spiritueux du Sud-Ouest a fait du gin un nouveau terrain de jeu pour son savoir-faire d'eaux-de-vie. Trinquay vous emmène à la rencontre d'une distillerie où l'alambic, les botaniques et le terroir du Quercy se rencontrent.
L'histoire de la distillerie Louis Roque s'enracine dans une lignée de distillateurs actifs de père en fils depuis 1835. Formé à l'œnologie à la station agricole et œnologique de Bordeaux, Louis Roque installe en 1905 sa distillerie à Souillac, dans un ancien couvent du Lot. La maison se spécialise alors dans les eaux-de-vie de prune, qui feront sa renommée. Au fil du temps, cinq générations de passionnés se sont succédé pour faire vivre ce savoir-faire artisanal. Cette continuité familiale a forgé une distillerie attachée à la patience, à la qualité de ses alcools et à la fidélité de ses recettes.
Souillac s'inscrit dans le Quercy, entre la vallée de la Dordogne et les causses du Lot, dans un Sud-Ouest gourmand où la tradition des bouilleurs de cru reste vivace. Ce terroir de vergers et de fruits mûrs a longtemps nourri l'art de l'eau-de-vie, de la prune à la poire en passant par la mirabelle. La distillerie Louis Roque puise dans cette culture régionale du fruit distillé. C'est dans ce contexte d'eaux-de-vie et d'alcools de terroir qu'elle a bâti sa réputation, avant d'élargir sa gamme vers des spiritueux plus contemporains comme le gin.
Pendant des décennies, la maison s'est définie par sa Vieille Prune de Souillac, eau-de-vie phare aujourd'hui considérée comme un morceau du patrimoine gastronomique français. Forte de cette maîtrise du fruit, de la distillation et du vieillissement, la distillerie a peu à peu décliné son savoir-faire vers de nouveaux spiritueux. Le gin s'est imposé comme un prolongement naturel : même alambic, même rigueur, mais cette fois autour du genièvre et des botaniques. De l'eau-de-vie de prune au gin aromatique, la maison Louis Roque illustre comment une distillerie de terroir peut se réinventer sans renier son héritage.
Découvrez le Blue Night, gin aromatisé de la distillerie Louis Roque (France), tout en rondeur florale, signé par la lavande et le safran du Quercy.
Au cœur de la gamme proposée par Trinquay figure Blue Night, le gin signature de la distillerie Louis Roque, embouteillé à 40°. Sa recette assemble le genièvre, baie de référence du gin, à la coriandre, au piment de la Jamaïque, à la cannelle et au gingembre. La maison y ajoute deux touches singulières : la lavande et le safran du Quercy, épice rare cultivée dans le Sud-Ouest. Il en résulte un gin floral et délicatement épicé, au caractère original. Au nez comme en bouche, ce gin contemporain joue la finesse aromatique, entre fraîcheur du genièvre et chaleur des épices, idéal pour la dégustation comme pour les cocktails.
La distillerie Louis Roque signe un second gin, Ttotta Ona, également à 40°. Son nom signifie « la bonne petite goutte » en basque, clin d'œil à son ingrédient vedette : le piment d'Espelette. Autour du genièvre se déploient la coriandre, la cannelle, le gingembre et la cardamome, relevés par cette épice emblématique du Pays basque. Le résultat est un gin frais et épicé, à la finale longue et réveillée par le piment. Plus audacieux que Blue Night, ce gin aromatique illustre le goût de la maison pour les associations de terroir, où une botanique régionale forte vient signer le distillat.
On ne saurait présenter la distillerie sans évoquer La Vieille Prune de Souillac, son eau-de-vie historique. Elle naît d'un assemblage d'eaux-de-vie issues de plusieurs variétés de prunes, distillées séparément puis vieillies en fûts de chêne avant d'être réunies. De ce travail patient naît une texture soyeuse et une palette aromatique où se mêlent fruits secs, amande et vanille. Cette eau-de-vie de fruit, digestif emblématique du Lot, éclaire toute la gamme : elle dit d'où vient le savoir-faire qui irrigue aujourd'hui les gins de la maison, du choix de la matière première à la maîtrise du vieillissement.
Le savoir-faire de la distillerie Louis Roque repose sur la distillation lente, menée dans des alambics de cuivre selon la méthode charentaise, celle-là même qui sert à élaborer ses eaux-de-vie de prune. Cette double distillation, longue et soignée, permet de sélectionner le cœur du distillat en écartant tête et queue pour ne garder que la fraction la plus pure et la plus fine. Appliqué au gin, ce tour de main préserve l'intégrité des botaniques fragiles. Là où certains spiritueux sont expédiés en quelques heures, la maison privilégie la patience de l'alambic, gage d'un distillat équilibré et aromatique.
Tout gin se définit d'abord par le genièvre, baie résineuse qui lui donne son nom et sa colonne vertébrale aromatique. Autour de cette signature, la distillerie compose ses assemblages : coriandre, cannelle, gingembre et cardamome forment une base épicée commune à ses deux gins. Blue Night y ajoute le piment de la Jamaïque, la lavande et le safran du Quercy, quand Ttotta Ona s'illumine du piment d'Espelette. Le choix de botaniques de terroir, plutôt que d'épices standardisées, donne à ces gins une identité régionale forte et une finesse qui rappelle le travail du fruit cher à la maison.
Avant la chauffe, les botaniques infusent dans la base d'alcool pour livrer leurs huiles essentielles : c'est l'étape de la macération, déterminante pour l'équilibre du gin. Vient ensuite la distillation, puis l'assemblage, art majeur de la maison Louis Roque. Pour ses eaux-de-vie, ce savoir-faire culmine dans le vieillissement en fûts de chêne, où le distillat repose plusieurs années et gagne en rondeur, en vanille et en complexité. Cette culture de l'assemblage et du temps long, héritée de la Vieille Prune, irrigue toute la philosophie de la distillerie : un spiritueux ne se précipite pas, il se construit étape après étape.
Une distillerie ne vit pas que de bouteilles. À Souillac, l'eau-de-vie de la maison quitte le chai sous deux autres formes, une confiserie et des bocaux de fruits, et ces produits racontent le métier autrement que ne le font les spiritueux.
La confiserie de la maison s'appelle les Perles de Prune. Un raisin sec y macère dans la Vieille Prune jusqu'à s'en gorger, puis reçoit sa dernière couche : un enrobage de chocolat noir à 70 % de cacao. Le fruit apporte le moelleux, l'eau-de-vie apporte le parfum, le chocolat apporte la coque.
Le choix du noir n'a rien de décoratif. Un raisin macéré est déjà sucré et l'eau-de-vie de la maison titre 42 degrés : un chocolat au lait ajouterait de la douceur là où il en faut le moins, et sa matière grasse arrondirait la prune jusqu'à l'effacer. L'amertume d'un cacao à 70 % fait exactement l'inverse, elle contient le sucre et laisse le fruit distillé remonter en fin de bouche.
Le chocolat n'est pas le seul détour par lequel la Vieille Prune sort du chai. La maison prépare aussi des fruits à l'alcool, des pruneaux à la Vieille Prune et des griottes à la liqueur, qui relèvent d'un geste bien plus ancien que la confiserie : on met un fruit dans un alcool, et on attend.
Ces bocaux disent quelque chose du métier. Un distillateur qui produit sa propre eau-de-vie finit toujours par en faire autre chose qu'une bouteille, un fruit conservé, une bouchée, un dessert. Dans le Sud-Ouest, ces préparations tiennent leur place à côté du digestif depuis bien avant que la confiserie ne s'en mêle.
Il faut avoir en tête l'échelle de la maison pour comprendre pourquoi son rayon sucré tient en si peu de références. À Souillac, la mise en bouteille, l'étiquetage, le cirage et l'estampillage se font à la main, bouteille après bouteille.
Une maison qui travaille ainsi ne lance pas une ligne de confiserie, elle prolonge son eau-de-vie là où elle peut le faire sans la diluer. Les Perles de Prune ne sont pas un produit dérivé mais un second emploi de la même eau-de-vie, issue du même chai que les bouteilles et servie au même moment de la soirée. La gamme sucrée reste courte pour cette raison : elle s'arrête là où l'eau-de-vie n'a plus rien à apporter.
Le gin et la vodka partent souvent d'une base d'alcool neutre, mais visent des résultats opposés. La vodka, qu'elle soit une vodka française ou une vodka aromatisée, recherche la pureté : un alcool blanc lisse, obtenu par distillation pour gommer les saveurs et offrir une trame neutre. Les gins de la distillerie Louis Roque prennent le chemin inverse. Sur leur base d'alcool, la macération et la distillation du genièvre et des épices impriment un caractère aromatique affirmé. Comparer ces deux spiritueux, c'est mesurer l'écart entre un alcool neutre épuré et un distillat richement infusé de botaniques.
Le whisky, ou whiskey selon les pays, naît d'un moût de céréales fermenté, souvent à base d'orge maltée, parfois de seigle pour le bourbon ou le whisky canadien, puis distillé et longuement vieilli en fûts de chêne. De ce vieillissement naissent les notes de malt, de vanille et de caramel du scotch whisky, du single malt écossais ou du whisky japonais, marqués par le chêne et parfois la triple distillation des whiskies irlandais. Le gin, lui, ne connaît ni fermentation de céréales ni passage obligé en barrique : son caractère vient des botaniques infusées et de la finesse de l'alambic. La maison Louis Roque connaît pourtant bien le chêne, puisque ses eaux-de-vie y mûrissent ; mais ses gins restent des alcools blancs aromatiques, où le genièvre prend la place que le malt occupe chez le whisky.
Au-delà du whisky et de la vodka, le gin dialogue avec tout l'univers des spiritueux. Le rhum et la cachaça naissent de la canne et du sucre, l'armagnac et le marc viennent du raisin et de la vigne, la grappa du marc de raisin, tandis que les eaux-de-vie de fruits déclinent la prune, la mirabelle, la poire williams, le kirsch de cerise ou la framboise. C'est précisément ce monde des eaux-de-vie de fruits que cultive la maison Louis Roque avec sa Vieille Prune. À côté, les liqueurs jouent le sucre et le parfum : crème de cassis, génépi, chartreuse, triple sec ou ratafia, sans oublier le pastis, l'absinthe et le vermouth riches de gentiane et d'anis. Les gins de la distillerie appartiennent à la famille des alcools blancs aromatiques : un spiritueux sec, non vieilli, dont le genièvre signe l'appartenance. Connaître ces grandes familles d'alcools et de spiritueux aide à situer ces gins du Lot et à apprécier la singularité de leurs botaniques.
Le gin tonic reste la façon la plus simple de révéler les gins de la distillerie Louis Roque à l'apéritif. Sur de larges glaçons, le distillat à 40° se marie au tonic, dont l'amertume et les bulles soutiennent le genièvre et les épices. Avec Blue Night, un zeste d'agrume prolonge la fraîcheur florale du safran et de la lavande ; avec Ttotta Ona, le tonic met en valeur la chaleur du piment d'Espelette. Servi bien frais, ce gin tonic devient un apéritif aromatique et profond, loin des versions fades. C'est sans doute la meilleure introduction au caractère épicé de la maison.
Au shaker comme au verre à mélange, les gins Louis Roque déploient leur potentiel en cocktails. Leur densité aromatique en fait une base idéale pour un dry martini ciselé, où un trait de vermouth laisse parler le genièvre, ou pour un negroni équilibré entre amertume et rondeur. Le gin fizz, un cocktail aux agrumes ou une création relevée au piment mettent eux aussi en valeur ces botaniques de terroir. Quelques baies, une rondelle d'agrume, un sirop léger suffisent à composer des cocktails fins. Pour la mixologie, ces gins épicés offrent une palette de parfums originale et gourmande.
Pour apprécier les gins de la distillerie Louis Roque, le service compte autant que le verre. Servis très frais, sur de beaux glaçons, ils révèlent leur vivacité et leurs agrumes ; tempérés, ils dévoilent la profondeur des épices et du genièvre. Les amateurs les goûtent volontiers en petite quantité, à la manière d'un connaisseur face à un grand spiritueux, pour saisir la finesse du safran du Quercy ou du piment d'Espelette. Chez Trinquay, vous pouvez acheter Blue Night et Ttotta Ona en ligne et les faire livrer à domicile. Que vous les réserviez à vos gin tonics, à vos cocktails ou à la dégustation, ces gins vous font découvrir tout le savoir-faire d'une distillerie du Lot, héritière de plus d'un siècle d'eaux-de-vie.
Oui, à la marge. À côté de ses eaux-de-vie, de ses liqueurs et de ses gins, la maison décline sa Vieille Prune en gourmandises : les Perles de Prune, un raisin macéré enrobé de chocolat noir, ainsi que des fruits à l'alcool comme les pruneaux à la Vieille Prune et les griottes à la liqueur.
Parce qu'il faut un contrepoids. Le raisin macéré apporte le sucre et l'eau-de-vie apporte la puissance : un chocolat au lait ajouterait de la rondeur à un ensemble qui n'en manque pas. L'amertume d'un cacao à 70 % équilibre la bouchée et laisse le parfum de prune s'exprimer jusqu'au bout.
Un chocolat à la liqueur enferme de l'alcool liquide dans sa coque, souvent derrière une fine croûte de sucre, et se prend d'une seule bouchée pour éviter qu'il ne coule. Les Perles de Prune n'ont pas de cœur liquide : c'est un fruit sec qui a bu l'eau-de-vie et qui la retient, ce qui donne une confiserie sèche, qui se partage avec les doigts.
QUESTIONS FRÉQUENTES
Par l'embouteillage de base, celui que la distillerie produit toute l'année. Il dit son style sans la rareté d'une série limitée, et si elle plaît, les versions au-dessus tiennent la même ligne. Le repère « à partir de » en tête de gamme donne la moins chère du moment.
Un spiritueux ne vieillit plus une fois en bouteille, mais il s'oxyde une fois ouvert. Debout, bouchon serré, à l'abri de la lumière : comptez quelques mois sans changement net, puis une perte d'arômes d'autant plus rapide que la bouteille se vide.
Oui, le calage anti-casse tient six bouteilles par colis, panachées ou non, vins et spiritueux mélangés. La livraison est offerte dès 100 € en point relais, hors Corse.