Le vin de la recette
Château La Mascaronne · 2025AOC Côtes de Provence · Grenache, Cinsault, Syrah & Rolle · 13,5 %
Frais, floral et élégant, le Côtes de Provence Château La Mascaronne Rosé séduit par son équilibre et sa personnalité affirmée.
RECETTE
Plongez dans la grande tradition marseillaise avec cette bouillabaisse de poissons de roche et sa rouille safranée à l'ail. Rascasse, rouget et congre mijotés dans un fumet parfumé au fenouil, croûtons dorés et accord parfait avec un rosé frais de Provence : tout le sud dans une marmite généreuse.
La bouillabaisse et rouille incarne à elle seule toute la générosité de la cuisine provençale. Née sur le port de Marseille, cette grande soupe de poissons rassemble autour d'une même marmite les saveurs iodées de la Méditerranée, le parfum de l'ail et la chaleur du safran. Plus qu'une recette, c'est un rituel familial que l'on prépare le dimanche pour réunir les convives autour d'un plat généreux.
Ce qui distingue une vraie bouillabaisse, c'est l'usage exclusif de poissons de roche pêchés au lever du jour. La rascasse, le rouget et le congre y composent un bouillon dense et parfumé, relevé par le fenouil, le poireau et les tomates. La rouille, cette sauce ocre montée à l'ail et au safran, vient couronner l'ensemble.
À l'origine, la bouillabaisse était le repas des pêcheurs : ils cuisinaient les poissons de roche invendus dans un grand court-bouillon, sur la plage, dès leur retour en mer. Ces espèces trop épineuses pour la vente devenaient le cœur d'une soupe rustique, parfumée à l'huile d'olive, au thym et aux gousses d'ail. De ce geste populaire est née l'une des recettes les plus emblématiques de Provence, aujourd'hui protégée par une charte qui fixe les espèces et la méthode.
Le choix des poissons fait toute la différence. La rascasse, reine de la bouillabaisse, apporte sa chair ferme et son goût prononcé ; le rouget délivre des notes fines ; le congre donne du corps au bouillon. On y ajoute volontiers de la vive ou de la lotte selon l'arrivage.
Demandez à votre poissonnier un assortiment de poissons de roche entiers, écaillés et vidés : leurs arêtes et leurs têtes serviront à préparer un fumet de poisson riche, base indispensable d'une bouillabaisse réussie.
Impossible d'imaginer une bouillabaisse sans sa rouille. Cette sauce provençale, cousine de l'aïoli, se monte à partir d'ail pilé, de mie de pain trempée dans le bouillon, de safran et d'huile d'olive. Sa couleur orangée et son intensité épicée tranchent avec la douceur de la soupe.
On l'étale sur des croûtons frottés à l'ail, parfois saupoudrés de gruyère râpé, que l'on fait glisser dans l'assiette. Chaque bouchée mêle le croquant du pain, la chaleur de l'ail et la richesse du fumet : tout l'esprit marseillais dans une cuillère.
Le vin de la recette
Château La Mascaronne · 2025AOC Côtes de Provence · Grenache, Cinsault, Syrah & Rolle · 13,5 %
Frais, floral et élégant, le Côtes de Provence Château La Mascaronne Rosé séduit par son équilibre et sa personnalité affirmée.
Préparer une bouillabaisse demande un peu de méthode mais aucune difficulté technique. Comptez environ une heure et quart pour six convives, entre la confection du fumet de poisson, le montage de la rouille et la cuisson des poissons de roche. Organisez-vous en trois temps : d'abord le court-bouillon safrané, ensuite la rouille à l'ail, enfin la cuisson minute des poissons, gage de chairs nacrées et d'un bouillon limpide parfumé au fenouil et au pastis.
Pour le bouillon et les poissons (6 convives) :
Faites revenir oignons, poireau et fenouil dans l'huile d'olive, ajoutez l'ail, les tomates et les arêtes, couvrez d'eau et laissez frémir vingt minutes. Filtrez, ajoutez le safran, le thym et le pastis : votre court-bouillon safrané est prêt.
Pendant que le bouillon infuse, préparez la rouille. Procédez ainsi :
La rouille doit être épaisse et nappante, sa couleur tirant vers l'orangé grâce au safran. Servez-la avec des croûtons grillés frottés à l'ail et un bol de gruyère râpé pour ceux qui aiment la version la plus gourmande.
Faites cuire les pommes de terre épluchées dans le court-bouillon une dizaine de minutes. Plongez ensuite les poissons de roche par ordre de fermeté, les plus charnus d'abord, et laissez frémir huit à dix minutes sans bouillir, pour des chairs moelleuses.
Disposez les poissons et les pommes de terre dans un plat de service, versez le bouillon brûlant dans des assiettes creuses et accompagnez de croûtons, de rouille et de persil ciselé.
La bouillabaisse se sert en deux services : le bouillon parfumé d'abord, avec les croûtons tartinés de rouille, puis les poissons et les pommes de terre. Ce cérémonial laisse le temps d'apprécier chaque dimension du plat.
Un vin frais et précis est indispensable pour répondre à la puissance iodée de la soupe et à la chaleur de l'ail. Le terroir de Provence offre ici l'accord le plus naturel qui soit.
Présentez la marmite au centre de la table et laissez chacun se servir. Disposez à proximité une corbeille de croûtons dorés frottés à l'ail, le bol de rouille et le gruyère râpé. Tartiner sa mie de pain de sauce safranée avant de la faire flotter dans le bouillon fait partie du plaisir.
Veillez à servir le bouillon très chaud, dans des assiettes creuses préchauffées, pour que les arômes de fenouil, de safran et de pastis s'expriment pleinement.
Pour accompagner cette soupe de poissons, le Château La Mascaronne Rosé, rosé en AOC Côtes de Provence, signe un accord d'une justesse remarquable. Sa robe pâle et lumineuse, aux reflets pêche argentés, fait écho aux teintes du bouillon safrané, tandis que son nez frais et floral de fleurs blanches, de pêche blanche et d'agrumes dialogue avec le fenouil et l'ail.
En bouche, ce rosé déploie une attaque vive et tendue, aux notes d'agrumes, qui vient trancher la richesse de la rouille et de l'huile d'olive. Sa finale nette et désaltérante prolonge l'iode des poissons de roche sans jamais l'écraser.
Servez ce rosé de Provence bien frais, autour de 9 à 10 °C, dans des verres assez larges pour libérer son bouquet. Sa fraîcheur tendue nettoie le palais entre deux cuillères de bouillon et met en valeur la finesse du rouget comme la profondeur du congre. Frais, floral et élégant, il reste désaltérant : l'accord régional par excellence entre un poisson de roche marseillais et un rosé de Provence.
Trois bouteilles pour cette recette
Notre choixChâteau La Mascaronne · 2025AOC Côtes de Provence
Domaine Kennel · 2025AOC Côtes de Provence
Domaine du Paternel · 2025AOC Côtes de Provence
QUESTIONS
Un vin buvable, oui, un grand vin non : la cuisson efface la finesse et concentre le reste, donc une bouteille fatiguée se retrouve telle quelle dans l'assiette. Une bouteille de 8 à 12 € que vous boiriez volontiers fait exactement le travail.
Oui, en gardant la couleur et le profil : un blanc sec se remplace par un autre blanc sec, jamais par un moelleux qui sucrerait la sauce. Le rosé passe partout où un blanc est prévu. Sans alcool, un bouillon relevé d'un trait de vinaigre approche le résultat sans le tenir tout à fait.
Rebouchée et au frais, elle tient trois jours en blanc, quatre à cinq en rouge. Au-delà, elle passe en cuisine plutôt qu'au verre. Elle se congèle aussi en bac à glaçons pour les déglaçages : c'est la seule façon de ne rien jeter.
Celui qui est en carte dans l'article : on met une bouteille en stock qui va au plat, pas une référence choisie au hasard du catalogue. Si elle ne vous convient pas, le lien de collection ouvre les autres bouteilles du même rayon.