Whisky · Speyside
Strathmill · Sélection XXXV · 2009 · 14 ans · Fût #807593 · Le Gus'T · 51,6 %
Strathmill 2009 Le Gus'T
Écosse
70 cl
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Un fût unique de Strathmill distillé en 2009 dans le Speyside, puis mis en bouteille en 2024 par l'embouteilleur indépendant Le Gus'T pour sa Sélection XXXV.
Strathmill 2009 Le Gus'T
Le Strathmill 2009 Le Gus'T est un single malt écossais du Speyside, tiré d'un seul fût et embouteillé à 51,6 % d'alcool, en flacon de soixante-dix centilitres. Ce n'est pas une mise de la distillerie : c'est l'embouteilleur indépendant Le Gus'T qui a retenu ce fût, décidé du moment de la mise et signé l'étiquette. La distillerie, installée à Keith et propriété de Diageo, a sa propre page ; celle-ci décrit uniquement ce flacon, son bois, son verre et la manière de le servir.
Un millésime 2009 resté quatorze ans en fût
Le distillat est entré en fût le 26 novembre 2009 et il en est sorti pour la mise en bouteille le 7 février 2024. L'étiquette annonce quatorze ans, et ce chiffre vaut ici pour la totalité du liquide, puisqu'aucun autre fût n'entre dans la bouteille. Le millésime désigne l'année de distillation, pas celle de la mise : ce sont deux dates différentes, qu'il vaut mieux ne pas confondre en lisant l'étiquette ou en comparant ce whisky à d'autres Strathmill.
341 flacons, puis plus rien : la limite d'un fût unique
Le fût porte le numéro 807593 et il a donné 341 bouteilles. C'est ce qui fait de cette mise une édition limitée : une fois le contenant vidé, elle ne peut pas être reproduite, car un autre fût de la même distillerie, même rempli à la même époque, n'aurait ni exactement le même degré ni exactement le même profil. Le numéro de fût est une référence de chai, et non un âge ou un rang de qualité ; il sert simplement à identifier cette mise parmi toutes celles de Strathmill.
La trente-cinquième sélection d'un embouteilleur indépendant
Sélection XXXV est le numéro que Le Gus'T donne à cette mise dans sa propre série. Un embouteilleur indépendant ne distille pas, il sélectionne. C'est souvent par ce chemin qu'on rencontre un malt comme Strathmill, que sa distillerie embouteille très rarement sous son nom. Les notes de dégustation reprises plus bas sont celles de l'embouteilleur, qui décrit le nez, la bouche et la finale de ses sélections, mais jamais leur couleur.
Un distillat du Speyside allégé par ses purificateurs
L'orge maltée d'un distillat léger et herbacé
C'est un single malt, c'est-à-dire un whisky produit dans une seule distillerie, à partir d'orge maltée uniquement, et distillé en alambics à repasse. L'orge est d'abord maltée, puis broyée et brassée à l'eau chaude pour en tirer un moût sucré, que les levures transforment en une sorte de bière. C'est ce liquide qui passe deux fois à l'alambic. Aucune autre céréale ni aucun whisky venu d'une autre distillerie n'entre dans ce flacon : ce qu'on goûte ici, c'est le distillat de Strathmill et le bois de son fût, rien d'autre.
Un profil déjà épuré à l'alambic, avant même le fût
Les alambics de seconde chauffe de Strathmill portent un tube purificateur, dont la collection de la distillerie détaille le fonctionnement. Pour cette bouteille, c'est son effet qui compte : il ne laisse partir vers le condenseur qu'un distillat léger et herbacé, et c'est ce distillat qui a été mis en fût en novembre 2009. Reste à voir, plus bas, ce qu'un hogshead peu actif a fait de ce distillat en quatorze ans, et ce qu'il en a laissé intact jusqu'à la mise en bouteille de 2024.
Un Strathmill sans fumée annoncée, ni par sa distillerie ni par Le Gus'T
Ni la distillerie ni l'embouteilleur ne revendiquent de tourbe pour ce whisky, et la dégustation publiée n'en mentionne aucune trace. Cela ne revient pas à affirmer qu'une mesure à zéro a été faite : on constate seulement que rien, dans les données de cette mise, ne parle de fumée. Le profil publié de ce Strathmill se range donc du côté des malts fruités et floraux, loin des whiskies fumés d'Islay.
Le hogshead peu actif et la dégustation du Strathmill 2009
Un hogshead peu actif, et un distillat resté vif
Le hogshead est un fût de chêne de taille moyenne, plus grand qu'une barrique de bourbon standard. Celui-ci est décrit comme peu actif, c'est-à-dire qu'il transmet peu d'arômes de bois, le plus souvent parce qu'il a déjà servi plusieurs fois. Pendant quatorze ans, il a donc davantage accompagné le distillat qu'il ne l'a marqué. L'embouteilleur le résume dans sa note de finale : ce contenant a laissé au whisky toute sa vivacité, là où un fût plus chargé aurait pu imposer davantage de tanins et d'épices.
Premier nez : le fruit, puis la pâtisserie
Au nez, l'embouteilleur décrit un whisky fruité, gourmand et pâtissier. Trois mots, mais une direction claire : le fruit d'abord, puis une douceur qui évoque la pâtisserie plutôt que le bois ou les épices. Cette lecture concorde avec un distillat léger passé dans un fût discret, où ce sont les arômes nés de la fermentation et de la distillation qui mènent. À 51,6 %, il est utile de laisser le verre reposer quelques instants avant de le sentir, pour que l'alcool s'efface devant le fruit.
Une bouche grasse de fleurs blanches et de pomme compotée
En bouche, la texture est grasse, ce qui donne une certaine ampleur à un whisky issu d'un distillat pourtant léger. Les fleurs blanches y côtoient la pomme compotée, et la céréale reste perceptible, rappel direct de l'orge maltée dont il est issu. Floral, fruité et céréalier : ce sont les trois registres que la description de l'embouteilleur place côte à côte. Quelques gouttes d'eau peuvent aider à distinguer chacun d'eux, en particulier la pomme, que le degré élevé tend à resserrer à la première gorgée.
Une finale fraîche après quatorze ans de chêne
La finale est décrite comme fraîche, et l'embouteilleur en donne lui-même la raison : quatorze ans dans un hogshead peu actif ont laissé au distillat toute sa vivacité. Le point compte pour un whisky de cet âge, car un long séjour dans un fût très actif tend au contraire à charger la sortie de bouche en tanins et en épices de bois. Ici, la dernière impression reste sur la fraîcheur plutôt que sur le chêne, dans le prolongement du fruit et des fleurs perçus en bouche.
Un fût de Strathmill parmi les spiritueux
Un single malt en fût unique face aux blends qu'il nourrit d'ordinaire
Strathmill travaille presque entièrement pour les assemblages, à commencer par le J&B. Un tel blended scotch réunit des malts de plusieurs distilleries et du whisky de grain distillé en colonne, pour obtenir un goût constant d'une mise à l'autre. Un single malt en fût unique suit la logique inverse : une seule distillerie, un seul contenant, et un résultat qui ne se reproduira pas. Aucune des deux approches n'est supérieure à l'autre, elles répondent à des attentes différentes, la régularité d'un côté, la singularité de l'autre. Ce Strathmill fait goûter seul un malt qu'on croise d'ordinaire fondu dans un assemblage.
Le Speyside à côté d'Islay, du Japon et du bourbon
Le Speyside est l'une des trois régions protégées par la réglementation du scotch, avec les Highlands et les Lowlands, auxquelles s'ajoutent les localités d'Islay et de Campbeltown. Ses malts sont souvent associés au fruit et à la douceur, quand Islay doit sa réputation à ses whiskies tourbés. Le whisky japonais, héritier de l'école écossaise, travaille lui aussi l'orge maltée et le chêne. Le bourbon américain, enfin, part majoritairement du maïs et vieillit en fûts de chêne neufs, ce qui lui donne une vanille plus appuyée que celle d'un malt écossais.
Orge, raisin ou canne : trois matières sous le même chêne
Un whisky écossais doit vieillir au moins trois ans en fûts de chêne d'une capacité n'excédant pas 700 litres, en Écosse uniquement, et être embouteillé à 40 % au minimum. Le cognac et l'armagnac vieillissent eux aussi sous le chêne, mais leur matière première est le raisin, distillé sous forme de vin, et non la céréale. Le rhum naît de la canne à sucre et vieillit souvent sous des climats chauds, où le bois travaille plus vite. Ce Strathmill reste un produit de l'orge, que quatorze ans d'un chêne discret ont laissé fidèle à son distillat.
Verre, eau et partage autour de ce Strathmill
Desserrer les 51,6 % au compte-gouttes
Le Strathmill 2009 Le Gus'T se sert nature, à température ambiante, dans un verre tulipe dont le col resserré concentre les arômes. Titré à 51,6 %, il gagne à être abordé d'abord tel quel, par petites gorgées, puis avec quelques gouttes d'eau : ajoutée avec parcimonie, l'eau abaisse le degré dans le verre et libère des arômes que l'alcool masquait. Mieux vaut goûter entre chaque ajout, car une eau versée trop vite ne se retire plus. La glace, elle, refroidirait le whisky et refermerait son nez.
Partager ce Speyside autour d'une table ou l'offrir à un amateur
Cette bouteille se prête d'abord à la dégustation attentive, pour découvrir un malt du Speyside rarement embouteillé sous son propre nom. Elle se partage aussi entre amis, en comparant par exemple ce Strathmill à un blend qui en contient, ou à un malt d'une autre distillerie de la région. Offerte, elle parlera à un amateur de whisky attentif aux embouteilleurs indépendants et aux fûts uniques, avec son numéro de fût et son tirage de 341 bouteilles. L'histoire de la distillerie, de son moulin et de ses alambics se lit sur sa page.
ÉDITION LIMITÉE
Une pièce rare
Une production confidentielle, réservée aux amateurs à la recherche de l'exception.
L'ART DE LA TOURBE
Le whisky, une fumée et du temps
Tout part de l'orge. Maltée, elle germe, puis on arrête sa germination en la séchant, et c'est là que se joue l'essentiel : si le feu qui la sèche brûle de la tourbe, la fumée imprègne le grain et ne le quittera plus. Le reste est affaire de patience, en fût, pendant des années.
Un whisky se lit donc sur deux axes. Le premier est la fumée, du malt le plus doux au plus goudronné. Le second est le bois : le bourbon donne la vanille, le sherry les fruits secs, le porto le fruit rouge. Entre les deux se glisse le temps, qui arrondit tout.
À LA DÉGUSTATION
Œil, nez, bouche et finale
L'œil
Le nez
La bouche
La finale
LA SIGNATURE
Le degré de tourbe
C'est le premier critère de choix d'un whisky, et celui qui fait peur à tort. Le curseur situe cette bouteille sur l'échelle, du malt le plus doux au plus fumé.
Non tourbé
Speyside, Lowlands : le malt, le fruit et le bois mènent seuls.
Léger
Une fumée en arrière-plan, qui signe sans dominer.
Marqué
La tourbe passe devant, le fruit reste perceptible derrière.
Très tourbé
Goudron, iode et cendre. Islay dans ce qu'elle a de plus franc.
LA MATIÈRE
Le fût
Après la tourbe, c'est le bois qui décide. Chaque fût laisse sa trace. Et quand la bouteille vient d'une barrique unique, ce fût a un numéro.
LE SERVICE
Sec, puis une goutte d'eau
Un whisky ne demande rien de plus qu'un verre propre et un peu de patience. Le reste est affaire de réglage : quelques gouttes d'eau suffisent à ouvrir un nez fermé, et à baisser un degré qui brûle.
Sec
Dans un verre tulipe, à température ambiante. La première gorgée se prend telle quelle, avant de toucher à quoi que ce soit.
Une goutte d'eau
Quelques gouttes suffisent à ouvrir le nez : elles libèrent les arômes que l'alcool tenait serrés.
Astuce : sur un whisky tourbé, laissez le verre respirer cinq minutes avant de le sentir. La fumée s'assied et laisse passer ce qu'il y a derrière. Conservez la bouteille debout, à l'abri de la lumière.
Sélection goûtée
Choisie et validée par le caviste Trinquay.
Style & usage
Dégustation, Cadeau, Entre amis
Origine
Speyside
Embouteillage
Le Gus'T
LA FICHE
Caractéristiques
Degré
51.6% vol.
Contenance
70 cl
Type
Single malt
Âge
14 ans
Embouteilleur
Le Gus'T
Région
Speyside
Pays
Écosse
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