Whisky · Highlands

Thompson Bros. · Highland · 2011 · 11 ans

Thompson Bros Highland 2011

Whisky
48.5% vol.
70 cl

Découvrez le Thompson Bros Highland 2011, onze ans dans trois barriques de premier remplissage : un nez de reine-des-prés et de mangue séchée, une bouche de pêche juteuse et de vanille à 48,5 %.

globe

Écosse

experiment

70 cl

favorite

moped_package Livré entre le et le

Livraison offerte dès 100€Livrée en 3 à 5 jours ouvrés
Paiement sécuriséCB, Apple Pay, Google Pay
Retours 14 joursSatisfait ou remboursé
Emballage protégéCarton renforcé anti-casse
En savoir plus keyboard_arrow_down
add remove

Onze ans, trois barriques de premier remplissage, une région pour seule adresse et aucun nom de distillerie : ce single malt écossais se présente avec un blanc au milieu de son étiquette.

Thompson Bros Highland 2011, onze ans vendus sous un nom de région

Un single malt vendu sous un nom de région

La bouteille est un single malt Scotch Whisky, donc l'œuvre d'une seule distillerie et de la seule orge maltée, mais cette distillerie n'est pas nommée. La pratique est courante chez les embouteilleurs indépendants : le propriétaire des fûts n'a pas toujours le droit de faire figurer le nom de la maison qui a distillé, et il vend alors sous une région.

Ross-shire, l'adresse que porte cette mise

La région déclarée est celle des Highlands, la plus vaste des trois régions que protègent les textes du whisky écossais, aux côtés du Speyside et des Lowlands. L'embouteilleur pousse la précision un cran plus loin en publiant Ross-shire, un ancien comté du nord. Cette adresse a une conséquence directe : elle restreint le champ des distilleries possibles sans jamais le refermer, ce qui est exactement l'équilibre recherché par ce type de mise.

48,5 %, le degré qui distingue cette mise de ses voisines

Le degré compte ici plus qu'ailleurs. Le même embouteilleur a sorti, la même année et depuis la même région, une autre bouteille de 2011 à un degré très différent, et une troisième circule sous un habillage voisin. C'est le couple formé par les 48,5 % et les trois barriques de premier remplissage qui identifie celle-ci sans ambiguïté. Un acheteur qui vérifie le millésime et la région seuls a de bonnes chances de se tromper de flacon, et de notes de dégustation.

Trois barriques de premier remplissage mariées en une seule mise

Le premier remplissage, la version la plus active du chêne

Un fût de premier remplissage n'a encore jamais reçu de whisky : il arrive chargé de ce qu'il contenait avant, et son bois n'a rien cédé. Il donne donc vite, beaucoup de couleur, de vanille et de sucre de chêne. Un fût de réemploi, à l'inverse, laisse davantage parler le distillat. Sur onze ans, trois barriques de premier remplissage produisent une matière ronde et nettement marquée par le bois, ce que la dégustation confirme du nez jusqu'en finale.

Trois fûts assemblés, donc aucun numéro de fût

La mise n'est pas un fût unique, elle marie trois barriques. Il n'existe donc pas de numéro de fût à imprimer.

Une mise de trois barriques, qui ne se reproduira pas

Trois barriques mariées après onze ans d'évaporation donnent une mise courte, qui ne sera pas reproduite à l'identique.

De 2011 à 2023, ce que ces onze ans ont laissé au verre

Un nez de reine-des-prés, de mangue séchée et de zeste de citron

Le nez s'ouvre sur la reine-des-prés, cette fleur de prairie humide au parfum d'amande et de miel, puis sur la mangue séchée et une crème vanille très nette. Suivent le beurre salé, le gingembre en poudre, un zeste de citron et une infusion de thé à la pêche, avec la camomille en arrière-plan. C'est un profil de fruits jaunes et de fleurs, sans la moindre fumée, où le premier remplissage se lit dans la vanille et la sensation lactée.

Une bouche de pêche juteuse et de crème au beurre

La bouche reprend le nez et l'épaissit. La pêche arrive juteuse et fondante, accompagnée d'un sirop de mangue, tandis que le gingembre passe du registre de la poudre à celui du vin de gingembre, plus chaud et plus long. La crème au beurre et une belle vanille tiennent le milieu de bouche, et les fleurs des prés reviennent en fin de parcours. Les 48,5 % portent cet ensemble sans jamais chauffer, ce qui rend le verre très facile à suivre.

Une finale longue sur l'épice douce et le fruit à noyau

La finale est longue, chaleureuse et enveloppante, construite sur une épice douce et sur le fruit à noyau déjà présent en bouche. Elle ne s'assèche pas et ne vire pas au tanin, ce que l'on redoute parfois avec des fûts de premier remplissage sur une décennie.

Une texture grasse que la non-filtration laisse intacte

La mise n'a pas été filtrée à froid et ne reçoit aucun colorant. La première décision explique la sensation grasse en bouche : la filtration à froid retire les composés qui troublent un whisky refroidi, et elle emporte avec eux une part de la texture. Ici, la crème au beurre et le sirop de mangue tiennent au palais, précisément parce que rien n'a été retiré. La seconde décision veut dire que la couleur du verre est celle des trois barriques, sans correction.

Ce Highland de 2011 face aux autres façons de faire un whisky

Un whisky réduit à 48,5 %, et non une mise au degré du fût

Cet embouteilleur est connu pour ses mises au degré naturel du fût, mais celle-ci ne l'est pas : 48,5 % est un degré de mise, obtenu en ramenant le whisky à la valeur voulue. Le choix n'a rien d'un renoncement, il vise la lisibilité aromatique, et il se situe très au-dessus des 40 % que le règlement écossais impose au minimum. À ce niveau, la bouteille se boit sans eau, là où un brut de fût de la même maison en réclamerait souvent.

Un malt fruité des Highlands, à l'opposé d'un tourbé d'Islay

Rien dans ce whisky ne vient de la tourbe : ni le nez, ni la bouche, ni la finale ne portent de fumée, et son registre est celui des fruits jaunes et des fleurs. Un amateur qui vient d'un malt d'Islay, où le touraillage de l'orge à la tourbe impose l'iode et le goudron, change complètement de terrain. Notons au passage que les whiskies dits des îles ne forment pas une région protégée, c'est un repère de dégustation que les textes rattachent aux Highlands.

Ce que ce single malt ne partage ni avec un blended Scotch Whisky ni avec un bourbon

Un blended Scotch Whisky marie des malts et des whiskies de grain issus de plusieurs distilleries : il est bâti pour tenir un profil constant d'une année sur l'autre. Cette bouteille fait l'inverse, elle publie ce que trois fûts d'une seule distillerie ont donné une fois. Un bourbon, lui, part d'un mélange de céréales dominé par le maïs et exige du chêne neuf, ce qui explique sa vanille massive. Trois logiques différentes, et aucun classement entre elles.

Quand ouvrir ce Thompson Bros de onze ans

Un verre qui laisse monter la reine-des-prés et le zeste de citron

Le service se fait nature, à température ambiante, dans un verre resserré vers le haut. Le format compte plus qu'on ne croit sur un whisky floral : un verre large disperse la reine-des-prés et le zeste de citron, qui sont pourtant ce que ce nez a de plus distinctif. À 48,5 %, l'eau n'est pas nécessaire, et la glace refermerait la finale. Quelques minutes d'attente avant la première gorgée suffisent à installer le fruit jaune dans le verre.

Une bouteille de découverte plus que de vitrine

Cette bouteille se prête à la dégustation, à la découverte et au cadeau, et cet ordre dit bien ce qu'elle est. Un embouteillage indépendant sous nom de région constitue une porte d'entrée idéale pour comprendre ce que change le choix des fûts. Elle se place en début de série, avant les malts fumés et avant les bruts de fût, qui rendraient sourd à ses fleurs.

En stock, expédié sous 48 h

ÉDITION LIMITÉE

Une pièce rare

Édition limitée : 800 bouteilles

Une production confidentielle, réservée aux amateurs à la recherche de l'exception.

L'ART DE LA TOURBE

Le whisky, une fumée et du temps

Tout part de l'orge. Maltée, elle germe, puis on arrête sa germination en la séchant, et c'est là que se joue l'essentiel : si le feu qui la sèche brûle de la tourbe, la fumée imprègne le grain et ne le quittera plus. Le reste est affaire de patience, en fût, pendant des années.

Un whisky se lit donc sur deux axes. Le premier est la fumée, du malt le plus doux au plus goudronné. Le second est le bois : le bourbon donne la vanille, le sherry les fruits secs, le porto le fruit rouge. Entre les deux se glisse le temps, qui arrondit tout.

À LA DÉGUSTATION

Œil, nez, bouche et finale

L'œil

Or franc.

Le nez

Reine-des-prés, mangue séchée, crème vanille, beurre salé, gingembre en poudre, zeste de citron, thé à la pêche et camomille.

La bouche

Pêche juteuse et fondante, sirop de mangue, vin de gingembre, crème au beurre, belle vanille et fleurs des prés.

La finale

Longue, chaleureuse et enveloppante, sur une épice douce et le fruit à noyau.

LA SIGNATURE

Le degré de tourbe

C'est le premier critère de choix d'un whisky, et celui qui fait peur à tort. Le curseur situe cette bouteille sur l'échelle, du malt le plus doux au plus fumé.

CE WHISKY

Non tourbé

Speyside, Lowlands : le malt, le fruit et le bois mènent seuls.

Léger

Une fumée en arrière-plan, qui signe sans dominer.

Marqué

La tourbe passe devant, le fruit reste perceptible derrière.

Très tourbé

Goudron, iode et cendre. Islay dans ce qu'elle a de plus franc.

LA MATIÈRE

Le fût

Après la tourbe, c'est le bois qui décide. Chaque fût laisse sa trace. Et quand la bouteille vient d'une barrique unique, ce fût a un numéro.

Mariage de trois barriques de premier remplissage
TIRAGE LIMITÉThompson Bros. (Dornoch Distillery)
TIRAGE800 bouteilles
DISTILLÉ2011
EMBOUTEILLÉ2023
Non filtré à froidSans colorantDistillerie non divulguéeAssemblage de trois fûts

LE SERVICE

Sec, puis une goutte d'eau

Un whisky ne demande rien de plus qu'un verre propre et un peu de patience. Le reste est affaire de réglage : quelques gouttes d'eau suffisent à ouvrir un nez fermé, et à baisser un degré qui brûle.

1

Sec

Dans un verre tulipe, à température ambiante. La première gorgée se prend telle quelle, avant de toucher à quoi que ce soit.

2

Une goutte d'eau

Quelques gouttes suffisent à ouvrir le nez : elles libèrent les arômes que l'alcool tenait serrés.

Astuce : sur un whisky tourbé, laissez le verre respirer cinq minutes avant de le sentir. La fumée s'assied et laisse passer ce qu'il y a derrière. Conservez la bouteille debout, à l'abri de la lumière.

LA MAISON

Thompson Bros.

Thompson Bros. est l'activité d'embouteillage indépendant des frères Phil et Simon Thompson, à Dornoch, dans le Sutherland. Les deux frères ont d'abord fait du bar à whisky de l'hôtel familial, le Dornoch Castle Hotel, l'une des références mondiales du genre, avec une carte bâtie sur les mises anciennes. Ils ont ensuite monté leur propre distillerie, Dornoch Distillery, installée dans l'ancienne caserne de pompiers du château ; en attendant que leur propre distillat vieillisse, ils sélectionnent et embouteillent des fûts d'autres distilleries. Leurs mises sont au brut de fût, sans filtration à froid ni colorant, en séries courtes, et se distinguent par leurs étiquettes illustrées, confiées à des artistes différents d'une cuvée à l'autre.

Sélection goûtée

Choisie et validée par le caviste Trinquay.

Style & usage

Dégustation, Découverte, Cadeau

Origine

Highlands

Embouteillage

Thompson Bros. (Dornoch Distillery)

LA FICHE

Caractéristiques

Degré

48.5% vol.

Contenance

70 cl

Type

Single malt

Âge

11 ans

Embouteilleur

Thompson Bros. (Dornoch Distillery)

Région

Highlands

Pays

Écosse