Rosé de La Clape signé Château d'Anglès, où grenache, syrah et mourvèdre donnent fleurs blanches, agrumes et petits fruits rouges sur une finale minérale lon...
RECETTE
Découvrez l'anchoïade de légumes, l'apéritif provençal par excellence : une sauce généreuse aux anchois, à l'ail et à l'huile d'olive, à tremper avec une farandole de crudités croquantes. Conviviale et solaire, elle réveille les saveurs du Sud à chaque bouchée.
L'anchoïade de légumes incarne à elle seule l'esprit du Sud : une sauce généreuse aux anchois, un filet d'huile d'olive et une farandole de crudités à tremper. Cette anchoïade de légumes se partage à plusieurs, autour d'une grande table, et lance l'apéritif sur une note ensoleillée. C'est le genre de recette provençale qui ne demande aucun matériel compliqué, juste de bons produits frais et un peu d'ail.
L'anchoïade puise ses racines dans la cuisine provençale, là où les anchois salés étaient un condiment du quotidien pour les pêcheurs et les paysans. Réduits en pâte avec des gousses d'ail et de l'huile d'olive, ces filets d'anchois donnent une sauce puissante et iodée. On la retrouve de Marseille à Nice, déclinée selon les familles, parfois relevée d'un trait de jus de citron ou de quelques herbes de Provence.
Longtemps considérée comme une cuisine du pauvre, l'anchoïade s'est imposée comme un emblème de la table méditerranéenne, au même titre que la tapenade ou l'aïoli. Sa simplicité fait sa force : peu d'ingrédients, mais des produits de caractère, sublimés par le soleil du Sud. Chaque cuisinier y ajoute sa touche, du basilic frais à un soupçon de poivre.
Le secret d'une bonne anchoïade tient dans le contraste : une sauce intense et des légumes croquants qui apportent la fraîcheur. Carottes, fenouil, céleri, radis, concombre, poivrons et tomates se prêtent parfaitement au jeu du trempage. Servies crues, ces crudités gardent tout leur croquant et leur couleur, transformant le plateau en un véritable arc-en-ciel de légumes de saison.
L'huile d'olive est l'âme de cette préparation : versée en filet, elle lie les anchois et adoucit leur salinité. L'ail, lui, apporte du caractère et cette pointe piquante typiquement provençale. Bien dosés, ces deux ingrédients donnent une sauce onctueuse, ni trop salée ni trop forte, qui enrobe joliment chaque bâtonnet de légume.
Rosé de La Clape signé Château d'Anglès, où grenache, syrah et mourvèdre donnent fleurs blanches, agrumes et petits fruits rouges sur une finale minérale lon...
Comptez environ vingt minutes de préparation, sans cuisson, pour six personnes à l'apéritif. La réussite repose sur la qualité des produits : des anchois bien charnus, une huile d'olive fruitée et des légumes le plus frais possible. Voici comment monter cette recette pas à pas.
Pour la sauce et le plateau, prévoyez :
La sauce se prépare en quelques gestes simples :
Cette anchoïade de légumes peut se servir tiède : faites alors chauffer doucement la sauce à feu très doux, sans la faire bouillir, pour qu'elle reste onctueuse.
Lavez et taillez les légumes en bâtonnets réguliers : carottes, fenouil, céleri et concombre se prêtent au trempage, tout comme les lanières de poivrons. Disposez-les en éventail autour d'un bol d'anchoïade, ajoutez les radis entiers, les tomates cerises et les oignons nouveaux. Un petit plateau de crudités coloré, quelques herbes de Provence parsemées, et l'apéritif provençal est prêt à être partagé.
Pour un dressage soigné, jouez sur les couleurs et les hauteurs : le orange des carottes, le rouge des radis et des tomates, le vert tendre du céleri et du concombre. Vous pouvez préparer les crudités à l'avance et les conserver dans un linge humide au réfrigérateur afin qu'elles restent bien croquantes. Une vinaigrette légère, citronnée, peut accompagner le plateau pour ceux qui préfèrent une note plus acidulée que l'anchoïade.
L'anchoïade se déguste à l'apéritif, bien fraîche, dès les beaux jours. Sa générosité appelle un vin tout aussi solaire, capable de tenir tête à l'ail et aux anchois sans jamais s'effacer. Voici comment la servir et avec quel verre l'accompagner.
Présentez l'anchoïade dans un grand bol central, entourée de ses crudités croquantes, pour que chacun pioche à sa guise. Vous pouvez accompagner le tout de quelques tranches de pain grillé frottées d'ail et d'un filet d'huile d'olive. Servie fraîche, cette recette provençale se transforme en un apéritif décontracté, idéal pour les soirées d'été en terrasse.
Pour accompagner cette anchoïade, le Château d'Angles Rosé, un rosé de l'AOC La Clape dans le Languedoc, fait merveille. Issu d'un assemblage de Grenache, Syrah et Mourvèdre, il dévoile une robe rose pâle, limpide, aux reflets éclatants. Son nez délicat mêle fleurs blanches, agrumes et petits fruits rouges frais comme la groseille et la framboise, un bouquet qui répond joliment à la fraîcheur des légumes de saison. En bouche, son attaque fraîche et sa fraîcheur minérale viennent désaltérer le palais et équilibrer le caractère iodé des anchois. Sa finale longue et nette prolonge le plaisir sans alourdir, ce qui en fait un compagnon idéal pour la cuisine méditerranéenne et les apéritifs provençaux.
À la dégustation, le contraste opère pleinement : la salinité de l'anchoïade, le croquant des crudités et la vivacité du rosé se répondent à chaque bouchée. La minéralité du vin tranche avec l'huile d'olive et l'ail, tandis que ses arômes floraux et fruités prolongent la note provençale. Servez ce rosé bien frais, autour de 10 °C, et laissez la magie du Sud opérer le temps d'un apéritif gourmand et ensoleillé.
Trois bouteilles pour cette recette
Notre choixChâteau d'AnglèsAOC La Clape
Château de la Rouquette · Cuvée Arpège · 2024AOC La Clape
Château de la Rouquette · Cuvée Henry Lapierre · 2023AOC La Clape
QUESTIONS
Un vin buvable, oui, un grand vin non : la cuisson efface la finesse et concentre le reste, donc une bouteille fatiguée se retrouve telle quelle dans l'assiette. Une bouteille de 8 à 12 € que vous boiriez volontiers fait exactement le travail.
Oui, en gardant la couleur et le profil : un blanc sec se remplace par un autre blanc sec, jamais par un moelleux qui sucrerait la sauce. Le rosé passe partout où un blanc est prévu. Sans alcool, un bouillon relevé d'un trait de vinaigre approche le résultat sans le tenir tout à fait.
Rebouchée et au frais, elle tient trois jours en blanc, quatre à cinq en rouge. Au-delà, elle passe en cuisine plutôt qu'au verre. Elle se congèle aussi en bac à glaçons pour les déglaçages : c'est la seule façon de ne rien jeter.
Celui qui est en carte dans l'article : on met une bouteille en stock qui va au plat, pas une référence choisie au hasard du catalogue. Si elle ne vous convient pas, le lien de collection ouvre les autres bouteilles du même rayon.