RECETTE

Filet de bœuf aux morilles

Le filet de bœuf aux morilles, c'est la rencontre entre la pièce la plus tendre du boucher et le champignon sauvage le plus parfumé du printemps. Une sauce crémeuse au fond de veau, des morilles fondantes, un bœuf doré à feu vif puis nappé avec soin : voilà une recette gourmande qui transforme n'importe quel dîner en grande occasion. Découvrez notre recette pas à pas, avec l'accord vin idéal pour sublimer chaque bouchée.

Par Matys Hoffman, cavistePublié le 1 octobre 20266 min de lectureRecette testée en cuisine
Filet de bœuf aux morilles

Le filet de bœuf aux morilles, un grand classique de la cuisine française

Un plat de boucher qui mérite les meilleures tables

Le filet de bœuf est la pièce la plus noble qui soit : tendre, fondante, quasiment dépourvue de nerfs, elle fond sous la fourchette sans effort. Associé aux morilles fraîches ou séchées, champignons emblématiques du printemps, il donne naissance à l'un des classiques indémodables de la gastronomie française : un régal servi aussi bien dans les brasseries bourgeoises que dans les grandes maisons.

La sauce aux morilles est une symphonie d'umami et de crème : les champignons apportent leur saveur boisée profonde, le fond de veau lie le tout, et la crème fraîche enveloppe chaque morceau de viande d'un manteau onctueux. Une belle recette à sortir pour impressionner ses convives sans passer la journée derrière les fourneaux.

L'histoire d'un mariage réussi entre la viande rouge et le champignon sauvage

Les morilles et les viandes rouges se fréquentent depuis des siècles dans la cuisine française de terroir. La morille séchée, une fois réhydratée dans l'eau bouillante, concentre encore davantage ses arômes forestiers et fumés : certains cuisiniers préfèrent même les séchées aux fraîches pour leur intensité. Le filet mignon de bœuf, lui, arrive dans la sauteuse avec sa tendreté naturelle et profite de la sauce pour gagner en rondeur ce qu'il n'a pas en gras persillé.

Ce plat fait partie de ces recettes que l'on peut préparer en cocotte ou à la poêle, adapter avec du beurre noisette, une pointe de madère ou même quelques lamelles de truffe pour les jours de fête. Savoureuse et élégante, cette recette au filet de bœuf aux morilles s'inscrit dans la tradition des grands plats en sauce : ceux qui réchauffent autant qu'ils impressionnent.

Choisir et préparer ses morilles pour une sauce délicieuse

Fraîches au printemps, séchées le reste de l'année : les deux versions fonctionnent à merveille. Pour les morilles séchées, comptez un trempage de 20 à 30 minutes dans de l'eau tiède. Conservez l'eau de trempage, filtrée pour retirer le sable, elle fera partie du fond de votre sauce et renforcera la saveur boisée. Les morilles fraîches seront simplement triées et rincées rapidement, puis coupées en deux si elles sont grosses.

Pour le bœuf, demandez à votre boucher un filet entier ou des médaillons taillés à 3-4 cm d'épaisseur. Un bon assaisonnement sel et poivre en amont, une viande sortie du réfrigérateur 30 minutes avant la cuisson, et vous maximisez la tendreté finale.

Château des Jacobins Clos des Jacobins

Le vin de la recette

Château des Jacobins · Clos des Jacobins · 2018

AOC Saint-Émilion Grand Cru Classé · Merlot 80%, Cabernet franc 18%, Cabernet sauvignon 2% · 14,5 %

Grand Cru Classé de Saint-Émilion, le Clos des Jacobins 2018 est gourmand et frais : fruits noirs croquants, menthe et réglisse, une bouche suave aux tanins ...

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Expédié sous 24 h

La recette du filet de bœuf aux morilles et sa sauce crémeuse

Les ingrédients pour 4 personnes

  • 800 g de filet de bœuf (4 médaillons de 200 g)
  • 300 g de morilles fraîches (ou 40 g de morilles séchées réhydratées)
  • 3 échalotes
  • 2 gousses d'ail
  • 20 cl de crème liquide entière
  • 10 cl de vin blanc sec
  • 20 cl de fond de veau (ou bouillon de volaille)
  • 40 g de beurre
  • 1 cuillère à soupe d'huile neutre
  • Thym, fleur de sel, poivre du moulin
  • Quelques branches de persil plat pour servir

Les étapes de cuisson, du feu vif à la sauce onctueuse

  1. Préparer les morilles : si séchées, réhydrater 25 min dans de l'eau tiède, égoutter et réserver l'eau filtrée. Si fraîches, rincer rapidement et couper en deux.
  2. Éplucher et hacher finement les échalotes. Ciseler l'ail.
  3. Saler et poivrer les médaillons de bœuf sur chaque face. Laisser reposer à température ambiante 20 minutes.
  4. Faire chauffer l'huile et la moitié du beurre dans une sauteuse à feu vif. Dorer les filets 2 min de chaque côté pour une cuisson saignante, 3 min pour une cuisson à point. Réserver sous papier aluminium.
  5. Dans la même poêle, baisser à feu moyen. Faire suer les échalotes et l'ail 3 min en remuant. Ajouter les morilles et laisser cuire 5 min en remuant de temps en temps.
  6. Déglacer avec le vin blanc sec. Laisser réduire à feu vif jusqu'à quasi-évaporation, en grattant bien les sucs de cuisson.
  7. Mouiller avec le fond de veau (et l'eau des morilles si séchées). Laisser mijoter 8 min à feu doux.
  8. Ajouter la crème liquide, mélanger, laisser réduire encore 3 à 4 min jusqu'à une consistance nappante. Rectifier l'assaisonnement.
  9. Remettre les médaillons dans la sauteuse à feu très doux, 1 à 2 min, le temps de les réchauffer sans les recuire. Napper généreusement de sauce.

Les accompagnements qui subliment ce plat de viande rouge

Le filet de bœuf aux morilles appelle un accompagnement qui absorbe la sauce sans la concurrencer. Le gratin dauphinois reste la valeur sûre absolue : fondant, crémeux, il se glisse parfaitement en accompagnement. Une purée maison bien beurrée, des haricots verts al dente ou encore des petits pois frais fonctionnent tout aussi bien. Pour les amateurs d'inspiration plus moderne, un risotto au parmesan fait aussi merveille.

Saler et poivrer en fin de cuisson, parsemer de persil haché ou de ciboulette ciselée pour la fraîcheur, et servir immédiatement dans des assiettes chaudes.

Le service et l'accord mets-vin parfait pour un tournedos aux morilles

Comment dresser et servir ce plat gourmand

Sortez les filets de dessous leur papier aluminium juste avant de dresser. Posez chaque médaillon au centre de l'assiette, déposez quelques morilles dessus, puis nappez d'une généreuse cuillère à soupe de sauce crémeuse. Finissez avec une pincée de fleur de sel et un tour de moulin à poivre. La sauce doit être brillante et légèrement dorée, ni trop liquide ni trop épaisse : si elle a trop réduit, ajoutez quelques gouttes d'eau bouillante hors du feu et mélangez.

Ce plat se prête aussi bien au dîner en semaine qu'au repas de fête. Préparé en cocotte pour un service familial ou en sauteuse pour un dressage soigné, il garde la même générosité.

L'accord vin rouge qui fait toute la différence

Face à la puissance umami des morilles et à la tendreté du filet, il faut un vin rouge qui ne s'efface pas mais ne domine pas non plus. Le Clos des Jacobins 2018, en AOC Saint-Émilion Grand Cru Classé, est ici une évidence. Issu du Château des Jacobins, ce Bordeaux rouge assemble Merlot (80 %), Cabernet franc et Cabernet sauvignon dans un profil gourmand, suave et frais qui épouse naturellement la richesse crémeuse de la sauce aux morilles. Ses tanins soyeux enrobent la viande rouge sans l'écraser, tandis que sa fraîcheur équilibre l'onctuosité de la crème fraîche.

Servez-le à 16-17 °C, idéalement décantée 30 minutes avant le repas. Ce saint-émilion se prête aux viandes rouges, au magret et au gibier : autant dire qu'il est taillé pour ce type de plat. Un accord classique bordelais, mais d'une rare cohérence.

Quelques astuces pour réussir cette recette à coup sûr

La clé d'un filet de bœuf réussi tient à deux points : une viande sortie du réfrigérateur à temps et un repos après cuisson sous papier aluminium. Jamais à la va-vite : ces deux minutes de repos redistribuent les jus dans les fibres et garantissent une viande fondante, pas saignante en surface et rosée à l'intérieur. Pour la sauce, ne précipitez pas la réduction : un feu doux pendant pendant les dernières minutes évite que la crème ne tranche.

Si vous souhaitez enrichir davantage, quelques lamelles de truffe ajoutées en fin de sauce, ou une pointe de madère au moment du déglaçage, transforment ce plat en une recette festive encore plus somptueuse. De quoi régaler les papilles de vos convives et marquer les esprits durablement.

Château des Jacobins · Clos des Jacobins · ... 43,60€

Trois bouteilles pour cette recette

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QUESTIONS

Questions fréquentes

Faut-il un bon vin pour cuisiner ?

Un vin buvable, oui, un grand vin non : la cuisson efface la finesse et concentre le reste, donc une bouteille fatiguée se retrouve telle quelle dans l'assiette. Une bouteille de 8 à 12 € que vous boiriez volontiers fait exactement le travail.

Peut-on remplacer le vin de la recette par un autre ?

Oui, en gardant la couleur et le profil : un blanc sec se remplace par un autre blanc sec, jamais par un moelleux qui sucrerait la sauce. Le rosé passe partout où un blanc est prévu. Sans alcool, un bouillon relevé d'un trait de vinaigre approche le résultat sans le tenir tout à fait.

Que faire du reste de la bouteille ?

Rebouchée et au frais, elle tient trois jours en blanc, quatre à cinq en rouge. Au-delà, elle passe en cuisine plutôt qu'au verre. Elle se congèle aussi en bac à glaçons pour les déglaçages : c'est la seule façon de ne rien jeter.

Quel vin boire avec ce plat ?

Celui qui est en carte dans l'article : on met une bouteille en stock qui va au plat, pas une référence choisie au hasard du catalogue. Si elle ne vous convient pas, le lien de collection ouvre les autres bouteilles du même rayon.