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Calvados · Domfrontais, Orne

Lemorton · Calvados 10 Ans

Calvados Lemorton 10 ans

Calvados
40.0% vol.
70 cl

Élégant et déjà structuré, le Calvados Lemorton 10 ans marie la poire du Domfrontais au tanin du chêne, sur une bouche harmonieuse et une finale demi-douce aux épices délicates.

globe

France

experiment

70 cl

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Dix ans, c'est l'âge où le fût cesse d'accompagner l'eau-de-vie et commence à la conduire.

Calvados Lemorton 10 ans : ce que le verre annonce

Tout se joue ici en quelques secondes. La couleur a pris un cran, le nez garde son fruit mais laisse passer le bois, et la bouche annonce d'emblée une texture que les cuvées plus jeunes n'ont pas. Ce Calvados Domfrontais à 40 % vol. se situe exactement au point de bascule de la gamme, celui où l'on cesse de parler d'eau-de-vie de fruit pour parler d'un spiritueux vieilli.

Une robe jaune doré, limpide et franche

La robe est d'un jaune doré franc, limpide, sans le brun que les décennies finissent par installer. Elle suffit pourtant à situer la bouteille : on est déjà loin du paille clair d'un calvados de cinq ans, et encore loin de l'ambre des très vieux fûts. Cette belle couleur donne la mesure du temps passé en fût, et permet de situer la bouteille d'un simple coup d'œil, avant même de l'avoir sentie.

Au nez, la poire en tête et la vanille du fût

Le bouquet fruité reste parfaitement reconnaissable, avec la poire en première ligne, fidèle à l'assemblage du verger qui réunit 70 % de poiré pour 30 % de pommes à cidre. Derrière ce fruit arrivent la vanille et l'empreinte du fût, discrètes mais installées. Le nez raconte donc deux choses à la fois : d'où vient cette eau-de-vie, et où le temps est en train de la mener.

Une bouche harmonieuse au tanin déjà marqué

En bouche, les saveurs se tiennent entre elles, très harmonieuses, sans qu'aucune ne tire la couverture. Le tanin est nettement plus marqué que sur les cuvées jeunes du domaine, et c'est lui qui donne à l'ensemble sa colonne vertébrale. Cette maturité de bouche fait toute la différence entre une eau-de-vie encore verte et un calvados qui a trouvé son assise. La texture s'est épaissie, l'alcool se fait moins sentir, et le fruit du verger passe désormais par le filtre du bois avant d'arriver au palais.

Dix ans de chêne, ou le moment où le bois prend la main

Une décennie de fût ne transforme pas une eau-de-vie du tout au tout, elle déplace son centre de gravité. Le fruit reste, mais il n'est plus seul à décider, et la structure prend une importance qu'elle n'avait pas. C'est très exactement ce que raconte cette bouteille, et c'est ce qui la rend intéressante à comparer avec les autres âges de la maison.

Le tanin, première signature du vieillissement

Le tanin arrive du chêne, lentement, par contact prolongé entre le bois et le distillat. Sur ce 10 ans, il est bien marqué sans être asséchant : il structure la bouche, tient les arômes plus longtemps et empêche le fruit de tourner à la confiture. C'est le marqueur le plus fiable de l'âge dans un calvados, plus parlant encore que la couleur, qui dépend aussi du fût employé.

La profondeur et la rondeur gagnées en une décennie

Le vieillissement apporte ici deux choses mesurables au palais : de la profondeur, c'est-à-dire des couches d'arômes qui se succèdent au lieu d'arriver toutes ensemble, et de la rondeur, cette sensation d'enrobage qui adoucit le degré d'alcool. Une eau-de-vie sortie de l'alambic à près de soixante-dix degrés a besoin de ces années-là pour se laisser boire ainsi. Dix ans y suffisent, sans que la finesse du fruit soit perdue en route.

Une finale demi-douce sur des épices délicates

La finale est longue et demi-douce, portée par des épices délicates plutôt que par le bois brut. Elle referme la dégustation sans dureté, avec cette impression de sucrosité qui ne doit rien au sucre et tout au vieillissement. C'est un profil facile à aimer, y compris pour un amateur qui aborde le calvados en venant du whisky ou du cognac.

Quand déboucher cette eau-de-vie de poire

Cette bouteille a l'avantage de ne rien exiger : elle se boit aussi bien un soir ordinaire qu'en fin de repas soignée. Encore faut-il ne pas la desservir au moment du service, ce qui arrive plus souvent qu'on ne croit avec les eaux-de-vie.

Le service à 18-20 °C, sans glace ni carafage

Servir entre 18 et 20 °C, dans un verre tulipe qui concentre le bouquet. Ni glace, ni carafe : le froid referme le nez et l'eau efface la poire, alors que la main suffit à réchauffer doucement le verre. Une petite quantité vaut mieux qu'un verre plein, les arômes se donnant mieux sur une faible hauteur de liquide.

Le digestif d'après-repas et l'accord avec les fromages normands

Sa place la plus évidente reste le digestif de fin de repas, servi après le dessert ou avec lui. Le tanin et la longueur de ce 10 ans lui permettent aussi de tenir tête à un plateau de fromages normands, camembert en tête, là où une eau-de-vie plus jeune se ferait couvrir. Un dessert aux pommes ou une tarte Tatin fonctionne sur le même principe, en jouant l'écho du fruit.

Un flacon à offrir aux amateurs de calvados

Pour un cadeau, cet âge est un très bon compromis : assez vieux pour être un vrai spiritueux de garde, assez fruité pour ne pas rebuter. Il donne aussi la meilleure entrée possible dans le style du Domfrontais, cette signature de poire que peu de maisons poussent aussi loin dans leur assemblage. Un amateur d'eaux-de-vie y trouvera un point de repère durable, et un curieux une porte d'entrée sans intimidation.

En stock, expédié sous 48 h

L'ART DU POIRÉ

Le calvados, une pomme et une poire

On croit le calvados fait de pommes. Dans le Domfrontais, c'est inexact : l'appellation impose au moins trente pour cent de poiré, et les meilleurs producteurs vont bien au-delà. La poire ne donne pas la même eau-de-vie — moins ronde, plus tendue, avec une finesse florale que la pomme seule n'atteint pas.

Vient ensuite le temps. Un calvados de garde passe des décennies en fût sans être réduit trop tôt, jusqu'à développer le rancio que l'on cherche dans les vieilles eaux-de-vie.

À LA DÉGUSTATION

Œil, nez, bouche et finale

L'œil

Jaune doré.

Le nez

Bouquet fruité encore reconnaissable, poire en tête, vanille et fût.

La bouche

Saveurs très harmonieuses, tanin bien marqué par le chêne, profondeur et rondeur.

La finale

Longue, demi-douce, sur des épices délicates.

LA VERTICALE

Quarante ans de millésimes

Une même maison, une série d'années — de la plus ancienne à la plus récente. Chaque point mène à sa bouteille.

Chaque millésime est cliquable — on passe d'une année à l'autre sans repasser par la collection.

LE VERGER

Ce que donne le verger

70 %
Poiré 70 %
Pommes 30 %

Le Domfrontais est la seule appellation calvados à imposer la poire — trente pour cent au minimum. Les meilleurs producteurs vont bien au-delà, sur des poiriers hautes tiges dont certains dépassent le siècle. C'est ce qui donne à ces eaux-de-vie leur finesse florale et leur tenue dans le temps.

L'APPELLATION

Les trois appellations

La Normandie en distille trois, et elles n'obéissent pas aux mêmes règles. Le fruit, l'alambic et la durée minimale changent d'une appellation à l'autre.

Calvados AOC

Toute la Normandie

Pommes à cidre. Distillation libre, colonne le plus souvent. Deux ans de fût minimum.

Pays d'Auge

Le cœur historique

Pommes seules, mais double distillation en alambic charentais obligatoire. Deux ans minimum.

Domfrontais

CE CALVADOS

L'Orne bocagère

Au moins 30 % de poiré, sur des poiriers hautes tiges. Colonne, et trois ans de fût minimum.

LE BOIS

Le fût

Le calvados de garde passe des décennies en fût sans réduction prématurée. Les millésimes anciens sont tirés d'une seule barrique, en très petites quantités.

Fût de chêne

LE SERVICE

À température, dans un verre tulipe

Un calvados se sert à température de la pièce, dans un verre tulipe qui concentre le fruit. Ni glace, ni eau : le degré est déjà à sa place, et le froid referme les arômes que le temps a mis quarante ans à ouvrir.

1

La température

À température ambiante, jamais glacé : le froid referme les arômes de pomme cuite et de fût.

2

Le verre

Un verre tulipe plutôt qu'un ballon : il resserre le nez et tient l'alcool à distance.

3

Le bon moment

En digestif à la fin du repas, ou en trou normand entre deux plats.

Astuce : le trou normand se prend avec un jeune calvados, pas avec un millésime. Une vieille bouteille se garde pour la fin du repas, seule.

LA DISTILLERIE

Domaine Lemorton

Trois générations à Mantilly, dans le bocage du Domfrontais, au sud de l'Orne. Didier Lemorton distille un calvados à 70 % de poire là où l'appellation n'en exige que 30 % : une proportion que presque personne d'autre ne pratique. Les poiriers sont des hautes tiges qui montent parfois à vingt mètres, et l'alambic à dix-huit plateaux, chauffé au bois, sort une eau-de-vie à 68-70 degrés que le fût de chêne assouplit ensuite pendant des décennies. La maison est la référence du Domfrontais, et la seule à aligner une telle série de millésimes.

Domaine Lemorton

Sélection goûtée

Choisie et validée par le caviste Trinquay.

Style & usage

Fin de repas · digestif · cadeau

Appellation

Calvados Domfrontais

Millésime

LA FICHE

Caractéristiques

Degré

40.0% vol.

Contenance

70 cl

Appellation

Calvados Domfrontais

Millésime

Âge

10 ans

Embouteillage

Officiel

Région

Domfrontais, Orne

Pays

France