Eau-de-vie · Provence

Le Comptoir de l'Alchimiste · Menthe Poivrée

Le Comptoir de l'Alchimiste Menthe Poivrée

Eau-de-vie
42.0% vol.
50 cl

Découvrez l'alcool de menthe poivrée du Comptoir de l'Alchimiste : mentholé, vert et glaçant, un digestif de plante d'une netteté rare, à servir très frais.

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France

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50 cl

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Une menthe poivrée franche et glaçante, à mille lieues des sirops verts de l'enfance.

Le Comptoir de l'Alchimiste Menthe Poivrée, la plante de Provence dans le verre

La menthe est l'une des plantes aromatiques les plus familières : on la connaît en infusion, en tisane, en sirop, en feuilles fraîches jetées dans un thé ou un cocktail. On la connaît beaucoup moins sous cette forme, celle d'un alcool de plante net et sans fard. C'est le terrain de cette distillerie artisanale née en avril 2019 à Mane, dans les Alpes-de-Haute-Provence, au cœur du parc naturel régional du Luberon, où Hervé Mercier-Metz, chimiste de formation, et Marion Bascou ne travaillent que des plantes et des fruits de Provence.

La menthe poivrée cultivée en agriculture biologique

La bouteille repose sur une seule plante : la menthe poivrée de Provence, issue de l'agriculture biologique. La famille des menthes est vaste, entre menthe verte, menthe aquatique et menthe pouliot, toutes des lamiacées vivaces au feuillage denté ; la menthe poivrée s'en distingue par sa puissance mentholée, bien plus marquée que celle de ses cousines. C'est elle qui donne au verre son caractère glaçant, et c'est cette variété-là que la maison a retenue, à l'exclusion des autres.

Une composition limitée à la plante, l'alcool et l'eau

Menthe poivrée de Provence, alcool, eau : la liste des ingrédients s'arrête là. La maison s'interdit colorants et arômes ajoutés, principe qu'elle applique à toutes ses plantes, et travaille dans un alambic en cuivre de 250 litres. Elle est certifiée en agriculture biologique depuis 2020. La dégustation ne laisse aucune place à la sucrerie : la plante s'exprime seule, sans écran aromatique pour l'adoucir ou la déformer.

Une robe limpide, sans le vert artificiel des sirops

Le verre est limpide, sans colorant : rien du vert artificiel des menthes de supermarché. L'observation a son importance, car la couleur est précisément ce qui trompe le consommateur dans ce registre. Un sirop de menthe éclatant doit son vert à un colorant, jamais à la feuille. Ici, l'apparence ne promet rien et c'est le nez qui annonce la plante. Pour qui découvre la bouteille, le décalage entre l'aspect neutre et la puissance aromatique constitue une bonne partie du plaisir.

La fraîcheur mentholée, du premier nez à la finale

Trois mots suffisent à décrire le caractère de cet alcool de plante : mentholé, vert, glaçant. Le profil est linéaire au meilleur sens du terme, sans détour ni complexité inutile : ce qu'annonce le nez, la bouche le confirme, et la finale le prolonge. Une lecture directe, qui va droit à l'essentiel de la plante. Rien n'est masqué, rien n'est corrigé, ce qui rend la dégustation facile à commenter même pour qui n'a aucune habitude des alcools de plantes.

Un nez végétal et franc, sans sucrerie

Au nez, la menthe poivrée se présente franche, végétale et mentholée, sans sucrerie. On retrouve l'odeur des feuilles froissées entre les doigts plutôt que celle d'un bonbon ou d'un chewing-gum, registre dans lequel les produits aromatisés tombent presque toujours. Cette précision aromatique tient au parti pris de la maison : une plante, de l'eau, de l'alcool, et rien d'autre pour corriger la copie. Le nez suffit à identifier la variété sans hésitation.

Une bouche glaçante à 42 % vol

En bouche, la fraîcheur est glaçante et le registre résolument vert, avec une netteté remarquable. Les 42 % vol portent la plante sans l'écraser et créent cette sensation de froid caractéristique, qui est la signature même de la menthe poivrée. Le palais reste propre, sans dépôt sucré ni traîne aromatique parasite. C'est une bouche qui se boit en très petite quantité, très fraîche, et qui remet immédiatement les papilles à zéro après un plat de caractère.

Une finale longue et mentholée

La finale s'étire, longue et mentholée, avec ce froid caractéristique de la menthe poivrée qui persiste bien après la gorgée. C'est précisément cette persistance qui fait d'une plante fraîche un digestif crédible : la sensation de froid occupe la bouche et remplace avantageusement la douceur d'un élixir sucré. Rien ne s'alourdit, rien ne colle, et le verre suivant se présente aussi net que le premier. Une qualité rare dans la catégorie.

Cette menthe poivrée parmi les spiritueux, les liqueurs et les eaux-de-vie

Replacer la bouteille dans l'univers des alcools et des spiritueux permet de comprendre à quelle famille elle appartient réellement, et pourquoi elle ne se comporte pas comme la crème de menthe que beaucoup ont en tête. Les modes de fabrication, ici, font toute la différence de goût.

Ce qui la sépare des liqueurs de menthe et des sirops

Une liqueur de menthe comporte du sucre, souvent en quantité, et fréquemment un colorant : c'est un produit gourmand, conçu pour le dessert ou le cocktail sucré. Un sirop, lui, ne contient pas d'alcool du tout. Une eau-de-vie relève encore d'un autre univers : fermentation d'un moût de fruit, puis distillation à l'alambic, comme pour un kirsch, une mirabelle ou une poire williams. Cette bouteille se range du côté des alcools de plantes, où c'est la plante, et non le sucre, qui structure le verre.

Face au whisky, au rhum et à la vodka

Les grands spiritueux poursuivent d'autres objectifs. Le whisky, du single malt écossais au bourbon, part de céréales comme l'orge maltée ou le seigle et construit ses arômes par le vieillissement en fûts de chêne, avec les notes boisées et vanillées qu'apportent les barriques. Le rhum, blanc ou vieux, naît de la canne à sucre ou de la mélasse. La vodka recherche la neutralité, le gin la complexité des botaniques autour du genièvre. Aucun de ces registres n'entre en jeu ici : ni bois, ni vieillissement, ni assemblage, une plante et rien de plus.

Parmi les digestifs de plantes et les amers

La famille naturelle de cette bouteille rassemble le génépi, la chartreuse, la gentiane amère, l'absinthe, les anisés du Sud comme le pastis, et les alcools de verveine, de thym ou de mélisse. Tous reposent sur une plante identifiable, revendiquée sur l'étiquette. La menthe poivrée y occupe la place du plus rafraîchissant, quand la gentiane joue l'amertume et l'anis la douceur. Pour une cave déjà pourvue en spiritueux bruns, c'est un contrepoint utile en fin de repas.

Le service en digestif et les cocktails rafraîchissants

Un alcool de plante aussi net demande peu de mise en scène, mais un service précis. La consigne du producteur tient en deux mots, très frais, et deux usages se détachent, la fin de repas et le long drink sec, loin des mélanges sucrés habituels. Dans les deux cas, la température du service fait davantage pour le verre que n'importe quel accessoire de bar, et la glace se révèle plus souvent nuisible qu'utile.

Très frais, en petit verre après un repas copieux

Le producteur recommande de servir très frais, en petit verre. Sa fraîcheur en fait un digestif de fin de repas évident, particulièrement après un repas copieux, où la sensation mentholée agit comme une remise à zéro du palais. Deux ou trois centilitres suffisent : le froid tient l'alcool en place et laisse la plante occuper toute la bouche. C'est aussi une bouteille de curiosité, à faire goûter à qui n'imagine pas la menthe autrement qu'en sirop.

La menthe glacée sur un carré de chocolat noir

Premier accord proposé par la maison : trois centilitres servis très frais sur un carré de chocolat noir. L'amertume du cacao répond au froid de la menthe, association classique en pâtisserie et redoutablement efficace au verre. Le chocolat apporte le gras et l'amertume, la menthe la fraîcheur et la longueur ; l'ensemble compose un dessert liquide sans une once de sucre ajouté au verre. À réserver aux chocolats à forte teneur en cacao, plus intéressants ici que les tablettes lactées.

Le long drink à l'eau gazeuse, sans glaçons

Pour un verre plus long, la maison suggère trois centilitres de menthe poivrée et de l'eau gazeuse bien froide, sans glaçons. Le résultat est un long drink sec, très éloigné des sirops verts, où les bulles portent le menthol sans le diluer. L'absence de glace est volontaire : les glaçons fondent, l'eau prend le dessus et la plante s'efface. Une base de cocktail rafraîchissant idéale l'été, à laquelle un zeste d'agrume peut ajouter du relief.

Plus que 8 bouteilles en stock

L'ESPRIT DU FRUIT

L'eau-de-vie de fruit, le fruit à l'état pur

L'eau-de-vie de fruit est le fruit à l'état pur. Cristalline et sans sucre, elle capture l'arôme du fruit frais dans toute son intensité : poire Williams, mirabelle, framboise, quetsch, kirsch de cerises… Il ne faut que du fruit mûr et de la patience : des kilos de fruits récoltés à parfaite maturité sont mis à fermenter, puis distillés à l'alambic.

De cette distillation, on ne garde que le cœur de chauffe, la fraction la plus noble et la plus aromatique. L'eau-de-vie qui en sort est blanche, sans bois ni sucre ajouté, et ne garde qu'une chose : l'âme du fruit. On la sert glacée, en digestif ou pour sublimer un dessert : un concentré de vergers à savourer en petite dose.

À LA DÉGUSTATION

Œil, nez et bouche

L'œil

Limpide, sans colorant : rien du vert artificiel des menthes de supermarché.

Le nez

Menthe poivrée franche, végétale et mentholée, sans sucrerie.

La bouche

Fraîcheur glaçante et registre vert, très net. La plante s'exprime seule, sans écran aromatique.

DE LA MATIÈRE AU VERRE

De la matière brute au verre

Toutes les eaux-de-vie ne naissent pas d’un fruit. Racine, plante, lie de vin ou bière : la matière est macérée ou fermentée, puis distillée, sans jamais rien ajouter.
de menthe poivrée de ProvenceSélectionnée à parfaite maturité, distillée sans rien ajouter.
L’alambic Macération ou fermentation, puis distillation : on ne garde que le cœur de chauffe.
1 bouteille 50 cl · 42.0 % L’essence de la matière, concentrée, cristalline et sans sucre.

Fruit, racine, lie ou bière, toujours le même geste : distiller la matière pour n’en garder que l’âme.

LE SERVICE

L'eau-de-vie de fruit, bien fraîche

Un eau-de-vie se savoure chambré, dans un verre tulipe, pour laisser le rancio et les fruits confits s'exprimer. Les VS et VSOP les plus jeunes se prêtent aussi au cocktail, du Sidecar au Sazerac.

1

Glacée

Servez-la au sortir du congélateur, 4 à 8 °C : le froid resserre l'alcool et fait éclater le fruit.

2

Petite dose

Un verre à eau-de-vie, en fine dose : chaque goutte est un concentré à savourer.

3

En cuisine

Sublime une salade de fruits, un sorbet, une pâtisserie, ou pour flamber un dessert.

Astuce : l'eau-de-vie ne vieillit plus une fois en bouteille, conservez-la debout, bien fermée, à l'abri de la lumière ; elle se garde des années sans s'altérer.

LA DISTILLERIE

Le Comptoir de l'Alchimiste

Le Comptoir de l'Alchimiste est une distillerie artisanale née en avril 2019 à Mane, dans les Alpes-de-Haute-Provence, au cœur du parc naturel régional du Luberon. Hervé Mercier-Metz, chimiste de formation, et Marion Bascou n'y travaillent que des plantes et des fruits de Provence, dans un alambic en cuivre de 250 litres. La maison est certifiée en agriculture biologique depuis 2020 et s'interdit colorants et arômes ajoutés : des plantes, de l'eau et de l'alcool.
Découvrir la distillerie →
Le Comptoir de l'Alchimiste

LA FICHE

Caractéristiques

Degré

42.0 % vol.

Contenance

50 cl

Type

Eau-de-vie

Région

Provence

Pays

France

Service

Servir très frais, en petit verre. Sa fraîcheur en fait un digestif de fin de repas évident.

Distillerie

Le Comptoir de l'Alchimiste